Chine-Tibet : la propagande fait des victimes outre-mer
30 mars 2008 par Fangzhou
La révolution communiste ne vend plus en Chine. La nouvelle fibre sensible sur laquelle Pékin frappe pour contrôler les Chinois est le patriotisme, qui se transforme en dévotion aveugle envers les desseins des autorités.
En utilisant sa double-arme violence-propagande, le régime chinois tente de reprendre le dessus sur la situation, qui le laisse affaiblit au niveau du capital de sympathie sur la scène internationale. Il contrôle physiquement la situation, avec son armée. Psychologiquement, un travail colossal est entrepris pour déformer la réalité. Après avoir vraisemblablement concocté les troubles à Lhassa, pour les blâmer sur Dalaï-lama le “terroriste” et sa clique de “fous” voulant “diviser” la mère-patrie, il faut faire avaler la pilule aux Chinois : “Votre pays est menacé”. Elle semble bien passer.
Le contrôle de Pékin de la diaspora chinoise, à travers l’influence directe sur différents médias, est en train de créer des conflits au sein des sociétés occidentales. Les Chinois d’outre-mer répondent à l’appel de “protéger la mère-patrie” en organisant des activités pour “montrer la vérité” sur ce qui se passe au Tibet. En fait, il ne s’agit que de la “vérité” qu’ils connaissent, soit celle diffusée par les médias d’État chinois, qui se rend jusque dans leur domicile même s’ils habitent dans une démocratie occidentale.

Ce contrôle idéologique est évidemment totalement néfaste pour le tissu social. Il fait se poser la question : “Si ces Chinois aiment tant le régime au pouvoir en Chine, que font-ils en Angleterre, aux États-Unis, en France, au Canada?”
Au Canada en fin de semaine, des partisans du régime chinois ont organisé des manifestations anti-tibétaines. Le message est soigneusement propagé pour amadouer, probablement conçu par les propagandistes des consulats et ambassade chinois. Mais sous les slogans de “Nous voulons une Chine unie” couvent des sentiments peu masqués. Des Chinois de la diaspora cachent mal leur haine des Tibétains, que certains considèrent comme des terroristes. “Le Tibet a toujours fait partie de la Chine et en fera toujours partie”, répètent-ils. Le génocide, l’oppression, les stérilisations forcées, la torture : ils refusent de voir. Ce n’est qu’un “biais contre la Chine des médias occidentaux”.
Le conflit il est là. Ces Chinois refusent de se libérer, alors qu’ils sont à des milliers de kilomètres du régime qu’ils ont quitté. C’est d’une grande tristesse. Ils vivent encore dans la peur. Les espions chinois pullulent. Les services secrets canadiens utilisent 50 % de leurs ressources pour les contrer.
Il faut rappeler aux Chinois pro-Pékin que la propagande de haine est un crime chez nous. Il faut leur dire que nous ne sommes pas contre la Chine, mais contre le régime dictatorial. Il faut leur expliquer que la Chine et le Parti communiste sont deux choses différentes.


Il faut leur expliquer que la Chine et le Parti communiste sont deux choses différentes.
Oui, mais peut-être que le choix est entre l’empire et les marchés. Et peut-être que c’est à nous de faire ce choix clair:
http://enigmafoundry.wordpress.com/2008/03/18/what-we-can-do-about-tibet/