Petit homme malade et chétif fait trembler plus grande dictature du monde. Le régime chinois vient d’emprisonner le dissident Hu Jia pour trois ans et démi, sous charge de “subversion”. Pas des plus virulents, surtout pas agité, il est devenu avec d’autres le symbole d’une grande arnaque : l’amélioration des droits de l’homme en Chine avec les Olympiques et les investissements massifs de capitaux. Combien de fois avons-nous entendu ces balivernes? Le pire c’est qu’elles ne viennent pas exclusivement des outils de propagande communistes, mais bien de médias et politiciens occidentaux.
Le “crime” de Hu Jia est essentiellement d’avoir osé parler avec des médias et des politiciens étrangers (l’Union européenne, entre autres) sur la situation en Chine avant les Jeux.
Il laisse derrière lui sa femme et son petit bébé. On craint pour sa santé en prison. Le dernier dissident très réputé enlevé par le pouvoir (grand ami de Hu Jia), Gao Zhisheng, souffre de torture continue. Où est-il? Personne ne le sait. Femme et deux jeunes enfants vivent sous surveillance constante d’une armée d’agents spéciaux du Bureau de la sécurité publique.
Que Dieu (Gao Zhisheng est chrétien) et Bouddha (Hu Jia est bouddhiste) vous protègent.
