Tibet, Birmanie : même combat, même oubli
Ô! Douce Birmanie! Images fraîches dans ma mémoire de larmes coulant sur le lisse visage de ta Dame, Aung San Suu Kyi. Images fraîches dans ma mémoire d’une marée de safran, coulant et serpentant dans les rues mouillées de pleurs. Images fraîches dans ma mémoire de sandales abandonnées dans des marres de sang. Images fraîches dans ma mémoire de la dépouille d’un moine flottant dans un étang de sacrifices.
Ô! Tibet! Une traînée de poudre allumée par le feu de l’oppression. Des flammes s’élèvent dans un air saturé d’injustices. Le dragon rouge crache son venim à la figure du monde. Que la lumière qui nous habite éclaire ces jours de terreurs. Car ils sont ténébreux, attisant la braise pour brûler la sympathie. Affligés de cécité, des masses crient au meurtre du vieux moine.
Tibet! Ton sort sera-t-il celui de ta soeur birmane? Ta souffrance déboulant de la Une à la brève? Puis à la noirceur? Je me souviens depuis, je me souviendrai encore. Je ne suis pas de ceux qui croient en la Corée du Nord. Je ne suis pas de ceux qui plient pour un lingot d’or.
La liberté de vous, proches liés par le meurtre de vos moines, passe par la purge du dragon rouge. J’entends d’ici aussi les cris du Darfour…

