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Gary Feuerberg
LA GRANDE ÉPOQUE

WASHINGTON – Les activités d’espionnage, de guerre cybernétique et de propagande du régime chinois ciblant les États-Unis constituent une source d’inquiétude grandissante pour différents experts américains.

La United States-China Economic and Security Review Commission (USCC) (Commission sur la Sécurité et l’Économie entre la Chine et les États-Unis) a tenu une audience dernièrement à Washington, D.C., où différents spécialistes ont partagé leurs connaissances sur les activités de la Chine, ses intentions, ses manières de cibler l’opinion publique américaine, de même que sur l’espionnage intensif auquel elle se livre, notamment par voie informatique.

Concernant la propagande, il y avait un consensus parmi les experts : les méthodes utilisées par le régime chinois sont beaucoup plus efficaces que durant l’époque du président Mao. De nos jours, il y a cette promotion agressive d’une image inoffensive de lui-même, autant à domicile qu’à l’étranger.

Ça ne s’appelle plus de la «propagande»

Le Parti communiste chinois (PCC) a compris, dès le début, l’importance de la propagande lorsque, durant le règne de Mao Zedong, il essayait sans relâche d’exporter la révolution.

«Radio Pékin haranguait le monde au sujet du monopole de la vertu du président [Mao]», fait remarquer Nicholas J. Cull, professeur de diplomatie publique à la University of Southern California.

La promotion crue du culte de la personnalité sous le règne de Mao a commencé à changer suite aux réformes mises en branle par Deng Xiaoping en 1979, alors que la Chine s’est ouverte au commerce et au tourisme. Cette image d’ouverture a pris un coup avec le massacre de la place Tiananmen en 1989, soit un désastre de «relations publiques» désastreuses pour les autorités.

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C’est en ce triste jour du 3 juin, il y a 20 ans quelques minutes avant le massacre, que je ressuscite. Il y a de ces occasions qu’il ne faut pas manquer.

Alors nous y sommes, 20 ans après le massacre de la place Tiananmen. Reposez en paix braves âmes, peut-être comme moi en ce jour, ressuscitées, pour poursuive la tâche inachevée.

Il n’y a rien, rien, qui puisse nous arrêter. Pas même les tanks, pas même la torture, pas même la mort. Le juste demeure toujours juste, le bon toujours bon. Le courage, comme celui de cet homme en bannière de ce site, traverse le temps et endure, endure, endure…

Les égarées peuvent chanter les airs pervers qui les bercent, comme des sirènes qui sentent le poison pourri. Nous demeurons immunisés au plus haut point. Aucune promesse de bénéfice ou de profit ne peut corrompre notre esprit, plein de fortitude et de compassion. La Chine, nous la voulons. La Chine, nous l’aurons. Mais pas dans ce stade pénétré de douleur et de pollution.

La Chine que nous ressentons, c’est celle de Lao Tseu, Confucius, Mencius et ainsi de suite. C’est la Chine de Sun Tzu, qui même dans la guerre réussit à mettre avant tout la dignité de l’Homme.

C’est la Chine qui traverse les âges et qui ne saurait être récupérée par une bande de voyou communiste. C’est la Chine qui, en ce jour, pleure la mort de ses filles et ses fils, sacrifiés au pied de la Porte Céleste.

4 juin 1989. Je me souviens.

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Un Chinois se disant ancien espion pour Pékin a témoigné devant le Congrés des Etats-Unis : pour lui, le très puissant Ministère de la sécurité publique dépense beaucoup d’argent pour « supprimer des citoyens ordinaires ».

AFP – Un Chinois, qui dit avoir été espion pour le compte de Pékin, a demandé jeudi aux Etats-Unis de faire pression sur le gouvernement chinois qu’il accuse de mener une vaste opération destinée à éliminer les dissidents dans et hors de ses frontières.

Li Fengzhi, qui demande l’asile politique aux Etats-Unis, s’adressait à des parlementaires américains au Congrès. Les défenseurs de sa cause ont souligné que c’était la première fois qu’un agent des renseignements chinois avait fait défection.

Visiblement nerveux, M. Li a raconté au cours d’une conférence de presse qu’il avait travaillé pendant longtemps au sein du ministère chinois de la Sécurité publique, mais que son travail l’avait rendu « furieux » car il consistait notamment à espionner des dissidents et des groupes religieux.

« Le gouvernement chinois n’a pas seulement recours au mensonge et à la violence pour supprimer les gens favorables à une modeste amélioration des droits de l’homme, il fait aussi tout son possible pour cacher la vérité à la communauté internationale », a-t-il dit.

Li Fengzhi a indiqué que malgré la croissance rapide de l’économie chinoise, « un gouvernement qui supprime et ne respecte pas son peuple ne peut pas être stable ».

Agé d’une quarantaine d’années, M. Li a donné peu de détails sur sa vie passée, expliquant qu’il craignait pour sa famille restée en Chine.

L’ancien espion chinois a aussi affirmé que le ministre chinois de la Sécurité publique dirigeait un réseau actif dans le monde entier notamment pour surveiller de près les citoyens chinois hors de ses frontières. Le Parti communiste « emploie d’importantes quantités d’argent pour supprimer des citoyens ordinaires et étend même ses sinistres tentacules à l’étranger », a-t-il dit, ajoutant qu’il avait fait défection il y a plusieurs années aux Etats-Unis, mais qu’il ne s’était encore jamais exprimé publiquement.

CETTE VERSION D’AFP A ÉTÉ PRISE SUR LE SITE AUJOURD’HUI LA CHINE. IL SEMBLE QUE PLUSIEURS PASSAGES DE L’ARTICLE ORIGINAL ANGLAIS ONT ÉTÉ COUPÉS OU MODIFIÉS. ALORS VOICI LA VERSION COMPLÈTE EN ANGLAIS.

WASHINGTON (AFP) — A man who said he was a Chinese spy has appealed to the United States to stand up to Beijing, charging it was running a vast intelligence operation at home and abroad to suppress dissent.

Li Fengzhi visited the US Congress on Thursday to talk to lawmakers and appeal for asylum. His supporters said it was the first time a Chinese intelligence officer had defected.

A visibly nervous Li told a news conference that he served for years inside China for the Ministry of State Security but had grown « furious » that his job entailed spying on dissidents, spiritual groups and aggrieved poor people.

« China’s government not only uses lies and violence to suppress people seeking basic human rights, but also does all it can to hide the truth from the international community, » he said.

Li said that despite China’s rapid economic growth, « a government that disrespects and suppresses its people cannot be stable. »

« When the West engages with China, if it only focuses on temporary economic and political benefits but keeps silent on human rights issues, it is tantamount to reciting from the book of the communist party’s tyranny, » he said.

US Secretary of State Hillary Clinton raised a furor among advocacy groups last month when she said that US concerns on human rights would not hold back cooperation with China on other issues such as the global economic crisis

Li, a bespectacled man in his early 40s, gave few details about his own past, saying he feared for family members in China. His supporters said he slept for only one hour the night before his news conference.

China’s Ministry for State Security operated a worldwide network to steal secrets from foreign countries, Li said, adding the agency also keep a close watch on Chinese citizens overseas.

The communist party « uses huge expenditure of funds to suppress ordinary citizens and even extend their dark hands overseas, » he said.

He said that only senior officials in Beijing knew the exact extent of China’s spy network.

One of China’s highest profile defectors — Chen Yonglin, a diplomat in Sydney who sought asylum in 2005 — has said Beijing had more than 1,000 agents in Australia alone who kidnapped some Chinese people and repatriated them for political reasons.

Li said he defected « several » years ago to the United States but did not speak publicly until this month.

He renounced his membership in the communist party as part of a drive led by supporters of the Falun Gong, a movement combining meditation and Buddhist-inspired teachings that China banned as an « evil cult » in 1999.

Li received a welcome in Washington from one of Beijing’s most outspoken critics in the US Congress, Dana Rohrabacher.

The Republican representative said Li should inspire officials in China and elsewhere whose actions violate their conscience.

Li « was a henchman for the dictatorship, the gangsters, » Rohrabacher said.

« No one who is in that position should think they have no alternative. We now have an example before us of someone who knew that yes, there was an alternative — and that is to walk away. »

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Il n’y a plus de doute. Au Canada, le diffuseur national a fait son lit… avec la Chine communiste. Elle avait déjà fait son lit avec l’empire médiatique Gesca, faisant partie de l’empire financier Power Corporation, au lit avec le Parti communiste chinois à travers, entre autres, le méga-holding communiste CITIC.

Revenons à nos moutons : Radio-Canada. Une politique éditoriale claire : ne pas parler de la persécution du Falun Gong. Quand elle en parle, c’est pour répéter la propagande du régime communiste.

Je ne suis pas fou, et pas le seul à penser ainsi. David Matas, avocat spécialiste des droits de l’homme internationaux, a publié une lettre à ce sujet dans le National Post.

Voici un extrait pour votre agrément :

Pourquoi la CBC et Radio-Canada se comportent-elles de la sorte, comme un organe du Parti communiste chinois? Est-ce l’identification d’une bureaucratie avec une autre? Est-ce la nostalgie pour les valeurs socialistes jadis incarnées par le Parti communiste?

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Certains Tibétains ont raison d’être en colère face à cette impasse de voie du milieu prêchée par le Dalaï-lama depuis toutes ces années. Ils veulent agir, avant qu’il ne soit trop tard.

Mais cette voie du milieu, c’est la bonne. Dans le sens où jamais la violence ne pourrait accomplir quoi que ce soit contre les forces barbares du Parti communiste chinois.

L’erreur du Dalaï-lama, et de certains gouvernements occidentaux, est d’avoir cru que des négociations pourraient avoir un débouché. Il faut arrêter de se compter des mensonges et d’alimenter de faux espoirs.

La lutte pour un Tibet libre doit passer par la lutte pour une Chine libre. La lutte pour une Chine libre doit passer par la lutte pour un monde libre. Changement d’attitude global. Pas verser dans la violence, mais bien juste cesser d’être stupide.

Comment justifier qu’en Occident, des gens soient partisans de la dictature chinoise? Ils défendent corps et âme ce régime communiste ténébreux, avec des arguments pathétiques sortis tout droit des manuels de propagande du PCC. « Un si grand pays a besoin d’une dictature »… « Le PCC a transformé la Chine et sorti des millions de la pauvreté »… Cessez de répandre ces balivernes.

Vous voulez vraiment que les Chinois soient traités comme des chiens pour l’éternité? Vous croyez vraiment qu’ils n’ont pas droit à la dignité? Vous croyez qu’un État sans aucune séparation des pouvoirs peut être considéré comme légitime? Franchement… Si c’était 1938, vous seriez au lit avec l’Allemagne nazie, choisissant la puissance avant la conscience, la répression avant le droit, la mort avant la vie.

Le Tibet se meurt et personne ne réagit. La Chine se meurt et on y injecte des sommes incroyables pour garder en vie le corps du PCC pourri qui possède comme un esprit malin la quasi majorité des Chinois.

Y aura pas de liberté pour le Tibet aussi longtemps que le PCC existera. Y aura pas de paix dans le monde non plus. L’Amérique choisit de se taire et de se laisser faire : tant pis pour elle, c’est sa perte. Ardents partisans de la démocratie et des libertés doivent se dresser et faire cavalier seul au besoin.

Vive le Tibet libre! Vive la Chine libre! Vive le monde libre!

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(La Grande Epoque)

Malgré la crise économique qui frappe d’une manière particulièrement sévère la Chine, le régime va de l’avant en 2009 avec un plan pour accroître la projection de son soft power à l’étranger. En ses propres termes, il faut renforcer la propagande afin de propager sa vision du monde et aseptiser son image. Il attaquera donc sur deux fronts : le premier consiste à lancer des chaînes de télévision mondiales en plusieurs langues calquées sur le modèle américain de CNN; le deuxième vise à poursuivre l’infiltration des médias étrangers.

Durant la semaine précédant le Nouvel An chinois (26 janvier), les membres du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) se sont réunis afin de planifier les campagnes de propagande à l’étranger pour l’année 2009.

Dans le discours de clôture de la réunion, le membre du comité en charge de «l’idéologie» a souligné qu’en raison des efforts conjoints du ministère de la Propagande, du «Front uni» et du ministère des Affaires étrangères, durant la dernière décennie, la plupart des entreprises médiatiques chinoises d’outre-mer calquaient essentiellement les politiques et pratiques du PCC.

Le responsable a exprimé que les journaux chinois dans les pays occidentaux étaient tous en mesure d’entretenir des liens solides avec les gouvernements locaux, à l’exception de plusieurs petites publications contrôlées par les soi-disant «trois forces anti-Chine». Le PCC a donc décidé de poursuivre ses investissements massifs dans des campagnes de propagande outre-mer.

Le ministre de la Propagande, dans son discours, a mentionné qu’après l’allocation des fonds, plusieurs propriétaires de médias chinois étrangers ont contacté son ministère afin d’indiquer qu’ils étaient disposés à coopérer avec le PCC pour faire la promotion de «l’image internationale de la Chine».

Cependant, des dirigeants du «Front uni» et des services secrets du PCC ont averti que l’octroi des fonds devait se faire avec précaution, puisque les revenus publicitaires provenant d’entreprises financées par le PCC devraient être suffisants pour garantir la coopération des médias avec le régime. Dans ce sens, un financement particulier ne serait peut-être pas nécessaire.

Au lieu d’investir dans les médias chinois étrangers, un rapport spécial du ministère des Affaires étrangères suggère que le PCC commence à s’intéresser aux médias occidentaux. Le rapport cite comme exemple à suivre la récente acquisition du journal britannique Evening Standard par un ex-agent du KGB et oligarche russe, Alexander Lebedev. Le PCC doit donc commencer à former des agents chinois pour débuter l’acquisition de médias occidentaux.

La couverture médiatique occidentale des évènements au Tibet au printemps 2008 aurait sonné l’alarme chez les dirigeants chinois, leur indiquant que la manipulation des médias chinois étrangers n’était pas suffisante. «L’incident CNN», où un commentateur avait qualifié les dirigeants pékinois de «malfrats», n’a pas été très bien digéré.

Le rapport analyse les difficultés financières grandissantes de plusieurs médias occidentaux et tire la conclusion que le temps est venu de débuter l’acquisition de tels médias, mais sans que cela soit perçu comme un geste politique.

Le ministère de la Sécurité d’État a mis en garde qu’une précaution extrême devrait être exercée pour choisir quels agents devraient tenter d’acquérir des médias occidentaux. Sa recommandation est d’injecter des fonds dans différents médias chinois étrangers et de les utiliser comme des pions qui prendraient le contrôle des entreprises médiatiques convoitées.

«Machine de propagande internationale»
Outre l’infiltration et l’acquisition des médias étrangers, le PCC va lancer des chaînes de nouvelles en anglais, français, espagnol, russe et arabe basées sur le modèle de CNN. Un projet mené par la CCTV, soit la télévision d’État autoproclamée «l’organe du Parti et du gouvernement».

C’est une perspective qui inquiète l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch. Dans une lettre publiée dans le Wall Street Journal, Nicolas Bequelin, un chercheur pour la branche asiatique de l’ONG, fait remarquer que la mission officielle des nouvelles chaînes de CCTV, selon son site Internet, est «d’atteindre une nouvelle étape en propagande extérieure».

Il souligne qu’alors que les médias occidentaux ont tendance à réduire leurs opérations à l’étranger, Xinhua, l’agence de nouvelles officielle du PCC, compte faire passer ses bureaux outre-mer de 100 à 186. Xinhua est qualifiée de «plus grande agence de propagande au monde» par Reporters sans frontières; l’agence elle-même qualifie ses activités comme étant «conduites, du début à la fin, sous le leadership direct des autorités centrales du parti».

«Pékin a peut-être raison de penser qu’une “propagande extérieure” améliorée lui fournira des armes additionnelles pour répliquer à ses critiques, mais cela se fera en bout de ligne aux dépens de quelque chose de bien plus important : le pouvoir souple et persuasif qui peut seulement se manifester par des médias libres et non biaisés qui informent plutôt que de tromper», conclut Bequelin.

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