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Archive for the ‘Falun Gong’ Category

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Un Chinois se disant ancien espion pour Pékin a témoigné devant le Congrés des Etats-Unis : pour lui, le très puissant Ministère de la sécurité publique dépense beaucoup d’argent pour « supprimer des citoyens ordinaires ».

AFP – Un Chinois, qui dit avoir été espion pour le compte de Pékin, a demandé jeudi aux Etats-Unis de faire pression sur le gouvernement chinois qu’il accuse de mener une vaste opération destinée à éliminer les dissidents dans et hors de ses frontières.

Li Fengzhi, qui demande l’asile politique aux Etats-Unis, s’adressait à des parlementaires américains au Congrès. Les défenseurs de sa cause ont souligné que c’était la première fois qu’un agent des renseignements chinois avait fait défection.

Visiblement nerveux, M. Li a raconté au cours d’une conférence de presse qu’il avait travaillé pendant longtemps au sein du ministère chinois de la Sécurité publique, mais que son travail l’avait rendu « furieux » car il consistait notamment à espionner des dissidents et des groupes religieux.

« Le gouvernement chinois n’a pas seulement recours au mensonge et à la violence pour supprimer les gens favorables à une modeste amélioration des droits de l’homme, il fait aussi tout son possible pour cacher la vérité à la communauté internationale », a-t-il dit.

Li Fengzhi a indiqué que malgré la croissance rapide de l’économie chinoise, « un gouvernement qui supprime et ne respecte pas son peuple ne peut pas être stable ».

Agé d’une quarantaine d’années, M. Li a donné peu de détails sur sa vie passée, expliquant qu’il craignait pour sa famille restée en Chine.

L’ancien espion chinois a aussi affirmé que le ministre chinois de la Sécurité publique dirigeait un réseau actif dans le monde entier notamment pour surveiller de près les citoyens chinois hors de ses frontières. Le Parti communiste « emploie d’importantes quantités d’argent pour supprimer des citoyens ordinaires et étend même ses sinistres tentacules à l’étranger », a-t-il dit, ajoutant qu’il avait fait défection il y a plusieurs années aux Etats-Unis, mais qu’il ne s’était encore jamais exprimé publiquement.

CETTE VERSION D’AFP A ÉTÉ PRISE SUR LE SITE AUJOURD’HUI LA CHINE. IL SEMBLE QUE PLUSIEURS PASSAGES DE L’ARTICLE ORIGINAL ANGLAIS ONT ÉTÉ COUPÉS OU MODIFIÉS. ALORS VOICI LA VERSION COMPLÈTE EN ANGLAIS.

WASHINGTON (AFP) — A man who said he was a Chinese spy has appealed to the United States to stand up to Beijing, charging it was running a vast intelligence operation at home and abroad to suppress dissent.

Li Fengzhi visited the US Congress on Thursday to talk to lawmakers and appeal for asylum. His supporters said it was the first time a Chinese intelligence officer had defected.

A visibly nervous Li told a news conference that he served for years inside China for the Ministry of State Security but had grown « furious » that his job entailed spying on dissidents, spiritual groups and aggrieved poor people.

« China’s government not only uses lies and violence to suppress people seeking basic human rights, but also does all it can to hide the truth from the international community, » he said.

Li said that despite China’s rapid economic growth, « a government that disrespects and suppresses its people cannot be stable. »

« When the West engages with China, if it only focuses on temporary economic and political benefits but keeps silent on human rights issues, it is tantamount to reciting from the book of the communist party’s tyranny, » he said.

US Secretary of State Hillary Clinton raised a furor among advocacy groups last month when she said that US concerns on human rights would not hold back cooperation with China on other issues such as the global economic crisis

Li, a bespectacled man in his early 40s, gave few details about his own past, saying he feared for family members in China. His supporters said he slept for only one hour the night before his news conference.

China’s Ministry for State Security operated a worldwide network to steal secrets from foreign countries, Li said, adding the agency also keep a close watch on Chinese citizens overseas.

The communist party « uses huge expenditure of funds to suppress ordinary citizens and even extend their dark hands overseas, » he said.

He said that only senior officials in Beijing knew the exact extent of China’s spy network.

One of China’s highest profile defectors — Chen Yonglin, a diplomat in Sydney who sought asylum in 2005 — has said Beijing had more than 1,000 agents in Australia alone who kidnapped some Chinese people and repatriated them for political reasons.

Li said he defected « several » years ago to the United States but did not speak publicly until this month.

He renounced his membership in the communist party as part of a drive led by supporters of the Falun Gong, a movement combining meditation and Buddhist-inspired teachings that China banned as an « evil cult » in 1999.

Li received a welcome in Washington from one of Beijing’s most outspoken critics in the US Congress, Dana Rohrabacher.

The Republican representative said Li should inspire officials in China and elsewhere whose actions violate their conscience.

Li « was a henchman for the dictatorship, the gangsters, » Rohrabacher said.

« No one who is in that position should think they have no alternative. We now have an example before us of someone who knew that yes, there was an alternative — and that is to walk away. »

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Il viendrait d’être libéré, mais pour combien de temps?

(HUMAN RIGHTS WATCH, New York) – Le gouvernement chinois doit immédiatement donner des informations sur le sort de Gao Zhisheng, avocat défenseur des droits humains, disparu depuis deux semaines, ont déclaré conjointement ce lundi 2 février Human Rights Watch, Amnesty International et Human Rights Chine. Les trois organisations soulignent que Gao Zhisheng court un risque immédiat d’actes de torture graves et mauvais traitements par les services de sécurité chinois et appellent à sa remise en liberté immédiate. « Nous craignons beaucoup pour la sécurité de Gao Zhisheng en ce moment, les services de sécurité chinois ayant souvent par le passé attenté à ses droits fondamentaux et ceux de sa famille, a déclaré Sophie Richardson, directrice Asie de Human Rights Watch. Gao Zhisheng a décrit de façon détaillée comment il avait été torturé lors de gardes à vue précédentes et il se pourrait qu’il subisse une nouvelle fois le même type de traitement. »

L’avocat et sa famille étaient sous surveillance policière depuis la condamnation avec sursis de Gao Zhisheng pour « incitation à la subversion » en 2006. On est sans nouvelles depuis le 19 janvier. Selon des sources fiables, il aurait été arrêté par les forces de sécurité et serait maintenu en détention dans un lieu tenu secret.

«Le 9 février, le bilan du gouvernement chinois en matière de droits humains sera examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, a déclaré Sharon Hom, directrice exécutive de Human Rights Chine. Juste après le rapport cinglant du Comité contre la torture en novembre 2008, arrêter arbitrairement et torturer un avocat reconnu pour sa défense des droits fondamentaux n’est certainement pas signe de progrès en matière de droits humains.»

En septembre 2007, Gao Zhisheng avait été détenu pendant plusieurs semaines, peu après avoir envoyé une lettre ouverte au Congrès américain dénonçant la situation des droits humains en Chine et décrivant comment lui et sa famille avaient été traités par les forces de sécurité.

Gao Zhisheng a fourni des détails sur sa détention illégale en 2007 et décrit des actes de torture graves subis aux mains des agents de la sécurité – passages à tabac, actes répétés de torture à l’électricité sur les parties génitales, cigarettes allumées tenues tout près de ses yeux pendant de longs moments, ayant occasionné une cécité partielle de plusieurs semaines. Après sa libération, les personnes qui le connaissaient l’avaient décrit comme un « homme brisé », physiquement et moralement.

«La Chine doit immédiatement libérer Gao Zhisheng, a déclaré Roseann Rife, directrice adjointe du programme Asie Pacifique d’Amnesty International. La Chine doit prouver qu’elle prend au sérieux ses obligations internationales, dans ce cas précis, ses obligations au titre de la Convention contre la torture, à laquelle la Chine est partie depuis1988.»

En novembre 2008, le Comité des Nations unies contre la torture a indiqué, dans ses Observations finales sur la Chine, qu’il restait « profondément préoccupé par la persistance des allégations, corroborées par de nombreuses sources légales chinoises, de pratiques de torture généralisées et de mauvais traitements contre des suspects placés en garde à vue.» Amnesty International, Human Rights Chine et Human Rights Watch demandent instamment aux gouvernements et organismes intergouvernementaux concernés d’appeler le gouvernement chinois à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de la sécurité et du bien-être de Gao Zhisheng pendant sa garde à vue et le libérer au plus tôt.

Désigné en 2001 comme « l’un des dix meilleurs avocats de Chine » par une publication chinoise éditée par le ministère de la Justice de RPC, Gao Zhisheng est un autodidacte, un homme de loi qui a souvent représenté les victimes dans des affaires hautement médiatisées et politiquement sensibles d’atteintes aux droits des personnes par la police et d’autres agences gouvernementales. En octobre 2005, il avait adressé une série de trois lettres au président Hu Jintao et au Premier ministre Wen Jiabao, pour leur demander de faire cesser les actes de torture et mauvais traitements infligés aux pratiquants du Falungong en détention ainsi que les persécutions contre les chrétiens dans la clandestinité et les militants de la démocratie.

Après sa détention en 2007, Gao Zhisheng avait fait part de ses craintes d’être torturé s’il était de nouveau arrêté.

En juin 2007, Gao Zhisheng a reçu le Courageous Advocacy Award, un prix qui récompense les hommes de loi ayant fait preuve de courage, décerné par le Comité américain des avocats du Barreau (ABOTA, American Board of Trial Advocates). Ses mémoires, Une Chine plus juste, ont été publiées en anglais la même année.

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Tout d’abord Joyeux Noël, Joyeuses Fêtes, Bonne Année, etc.

Après s’être moqués un peu de Bush (dont les réflexes sont toujours là malgré les nombreux cheveux gris de la présidence), pourquoi ne pas se concentrer un brin sur ce qui nous importe : la future politique « Chine » d’Obama.

Car elle sera d’une importance cruciale. Tout le monde parle de l’Irak, de l’Afghanistan, de ce retour à occuper un rôle important à l’ONU, etc. Peu parlent de ce qui compte vraiment pour les États-Unis alors que débutera une nouvelle présidence.

Obama pourra certes poser certains gestes qui le démarqueront de son prédecesseur : fermer Guantanamo, mener une réelle lutte contre Al-Qaeda et l’idéologie néo-djihadiste, accorder de l’importance aux changements climatiques, etc.

Mais où il pourra se démarquer le plus c’est en devenant un véritable président pro-démocratie. Le poids des discours d’Obama est déjà connu et reconnu. Considérant qui il est et d’où il vient, et le poste qu’il a remporté, les mots démocratie et liberté ont dans sa bouche plus de poids que dans celle de Bush. Mais peuvent-ils avoir assez de poids et de substance pour réellement mettre en action le changement tant attendu? Car actuellement, quel est l’obstacle le plus important à la liberté et à la démocratie? Le Parti communiste chinois.

En plus de tenir en esclavage le cinquième de l’humanité, son long bras hors-la-loi maintient en place de nombreux régimes totalitaires qui pour certains posent une menace à la paix et la sécurité. En plus de soutenir les régimes pervers de Corée du Nord, de Birmanie, du Soudan, du Zimbabwe et d’avoir intérêt à maintenir dans l’esclavage de nombreux pays limitrophes comme le Vietnam, le Laos, le Cambodge et les républiques d’Asie centrale, et de profiter du terrorisme que commanditent l’Iran et la Syrie, ouf… j’ai perdu le fil de mon idée tellement le Parti communiste chinois est source de souffrance dans le monde.  Sans parler de la contamination du monde par ses produits toxiques et en évitant la TERRIBLE situation intérieure de génocides contre le Falun Gong, les Tibétains et les Ouighours.

Bon… Alors Obama dans tout ça… Sera-t-il comme Bush? Un quasi-pantin les mains liées par la dette américaine que gère le régime chinois? Ce dernier a tout un levier, qu’il utilise certainement pour conserver et élargir sa zone d’influence qui doit se faire aux dépens de la liberté et de la démocratie.

Si Obama veut réellement être le président du changement, il ne pourra maintenir le cap de cette politique d’engagement avec la Chine communiste. Peu importe ce que ‘en disent les pseud0-experts-sinologues ou apôtres de la realpolitik. Le régime chinois doit être confronté et ébranlé. La première année d’Obama sera charnière, car on marquera le 20e anniversaire du massacre de Tiananmen et les dix années de la persécution du Falun Gong, certainement une des violations des droits de l’homme les plus gardées sous silence par les médias étrangers, en guise de pacte avec le Parti communiste pour avoir accès au pays.

L’Union soviétique ne s’est pas évaporée en raison d’éternelles concessions de l’Occident. Les citoyens du monde doivent réaliser que l’histoire n’est pas terminée. Les forces perverses qui veulent mettre l’humanité en esclavage courent toujours. Elles doivent être vaincues. Sans mettre trop d’espoir dans Obama, mettons au moins de la pression sur nos gouvernements respectifs pour qu’ils ne soient plus la proie de différents chantages pékinois.

Que l’Année 2009 soit celle où le peuple chinois retrouve sa dignité. Et pour nous autres, à l’extérieur de la Chine, souhaitons nous de vibrantes démocraties et des droits fondamentaux non erodés. Je nous souhaite le courage de mettre l’épaule à la roue pour aider ce monde.

Paix et prospérité.

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Une deuxième plainte a été déposée contre Radio-Canada pour sa diffusion d’un reportage à la sauce du régime communiste chinois. En lisant la plainte ici, vous allez vous demander si les journalistes de la télévision d’État ont étudié à l’université de Goebbels… D’accord, c’est un peu fort, mais avant de juger, lisez, car il s’agit sans aucun doute d’un documentaire propagandiste qui cherche à masquer les crimes du régime communiste chinois et à faire passer le blâme sur les victimes.

Il est temps pour les médias du monde de se réveiller et d’arrêter de manger dans la main de Pékin.

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Après plusieurs années d’attente, l’iconique groupe rock Guns N Roses a sorti un album. Et quel coup de pub quand la plus grande dictature de la planète capote!!! Eh oui, le régime chinois est en panique devant ce nouvel album d’Axl Rose.

Dans un article paru dans un journal communiste de Pékin, il est écrit que l’album rock « fait partie d’un stratagème de l’Occident pour dominer le monde en utilisant la démocratie comme subterfuge »… Franchement. Ils sont fous ces communistes!

Voici l’article de The Independant :

Rock album ‘an attack on China’

By Christopher Bodeen in Beijing
Tuesday, 25 November 2008

A newspaper published by China’s ruling Communist Party has labelled the latest Guns N’ Roses album as an attack on the Chinese nation.

Delayed since recording began in 1994, Chinese Democracy hit stores in the US on Sunday. Although it is unlikely to be sold legally in China, where censors maintain tight control over films, music and publications, an article in the Global Times said unidentified Chinese internet users had described the hard-rock album as part of a Western plot to « grasp and control the world using democracy as a pawn ».

Songs from the album could be heard on Internet sites such as YouTube and the band’s MySpace page yesterday and it was not immediately possible to tell whether China’s internet monitors were seeking to block access to it.

Visitez le MYSPACE de Guns N Roses pour écouter ce qui fait frémir les dictateurs de Pékin. Comme le dit Axl Rose : « Le Falun Gong a vu votre fin et vous ne pouvez plus vous accrocher. »

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Écrit par Matthew Little, La Grande Époque
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5280/105/
L'animateur de l'émission Enquête, Alain Gravel, de la télévision d'État Radio-Canada,
L’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, de la télévision d’État Radio-Canada, reprend des arguments du régime communiste chinois en affirmant que le groupe spirituel Falun Gong «suscite beaucoup de méfiance» dans un reportage à sens unique. (Capture d’écran du site Internet de Radio-Canada)

Le radiodiffuseur public national du Canada (SRC-CBC) est suspecté d’avoir courbé l’échine devant le régime communiste chinois en produisant et diffusant un reportage à sens unique salissant le Falun Gong, un groupe spirituel persécuté en Chine.

La CBC a admis avoir subi des pressions venant du régime lorsqu’un reportage documentant la persécution du groupe devait être diffusé l’année dernière. Certains pratiquants de Falun Gong craignent que la chaîne d’État essaie de se racheter auprès de Pékin en s’attaquant au groupe que les autorités chinoises cherchent à éradiquer.

«On sait que la CBC a subi des pressions du régime chinois concernant la diffusion du documentaire Beyond the Red Wall. Considérant à quel point le reportage de Radio-Canada [à l’émission Enquête] était biaisé, je suis inquiète que cela ait été fait pour retomber dans les bonnes grâces du régime», commente Lucy Zhou, porte-parole de l’Association de Falun Dafa du Canada.

À trois reprises la semaine dernière, Radio-Canada a diffusé un documentaire intitulé Malaise dans le Chinatown, qui prétend être un reportage d’enquête sur le Falun Gong dans le Chinatown de Montréal.

Cette fois, les journalistes de Radio-Canada semblent avoir sélectionné des citations convenant à leur point de vue et d’avoir manipulé du contenu pour soutenir un angle anti-Falun Gong préétabli, estiment deux chercheurs indépendants – David Ownby et David Kilgour –  dont les propos sont diffusés dans le reportage.

La journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, ainsi que l’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, accusent le Falun Gong à dix reprises de causer des ennuis dans la communauté chinoise de Montréal. Ils décrivent le groupe comme un «mouvement religieux peu connu et omniprésent qui dérange», qui «suscite beaucoup de méfiance à l’extérieur de la Chine» et qui «bouscule une paix fragile» dans la communauté.

Le groupe de méditation Falun Gong est en fait présent à Montréal depuis 1996. Il n’y a eu aucun rapport de controverse ou de division dans la communauté jusqu’à ce que le régime en Chine commence à réprimer la pratique. Peu après, la propagande anti-Falun Gong a commencé à se retrouver dans la presse chinoise à l’étranger. À Montréal, c’est l’éditeur Crescent Chau qui a ouvert le bal en acceptant de publier une série d’articles diffamatoires qui ont été payés par un agent de Pékin présumé.

Cet agent présumé, Mme Bing He, s’est enfuie du Canada lorsque traînée en Cour pour diffamation et a depuis été traitée en héroïne par le régime chinois dans sa lutte pour éliminer le Falun Gong.

Le reportage de Radio-Canada n’exprime rien de positif sur le Falun Gong, malgré le fait d’avoir interviewé des experts familiers avec le Falun Gong et qui sympathisent avec ses efforts pour mettre fin à la persécution.

L’année dernière, la télévision anglaise de Radio-Canada avait retiré de la programmation, quelques heures avant sa diffusion, un documentaire au sujet de la persécution du Falun Gong intitulé Beyond the Red Wall. CBC a admis avoir reçu un appel de l’ambassade chinoise avant d’annuler la diffusion. Des membres de CBC à Pékin ont également révélé à La Grande Époque que leur réseau de journalistes en Chine avait subi des pressions en raison du documentaire.

Après un vent de protestations, CBC a diffusé Beyond the Red Wall, mais seulement après avoir apporté des changements au documentaire, incluant le retrait des preuves indiquant que les pratiquants de Falun Gong en Chine sont victimes de prélèvements d’organes forcés.

Puis, en janvier 2008, le site Internet de Radio-Canada a été bloqué par les censeurs en Chine. La SRC a rapporté que cela était probablement en raison de leur diffusion du documentaire.

C’est peu de temps après que la journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, a approché Lucy Zhou, sollicitant une entrevue pour un nouveau reportage sur le Falun Gong.

Cette fois, a-t-on dit à Mme Zhou, la SRC focaliserait sur les évènements à Montréal, où le journal de l’éditeur Crescent Chau s’est fait le champion de la cause anti-Falun Gong de Pékin. Dans son hebdomadaire, M. Chau a incité ses lecteurs à se joindre aux efforts pour éradiquer le Falun Gong à Montréal et a publié des éditions contenant des articles particulièrement semblables à ceux publiés dans les médias gouvernementaux en Chine.

Mme Zhou s’est fait dire par un réalisateur de Radio-Canada qu’on avait déjà couvert la persécution.

Le journal de Crescent Chau a allégué que les pratiquants de Falun Gong s’ouvrent l’estomac avec un couteau, qu’ils commettent des meurtres et se suicident, et qu’à Montréal, les pratiquants boivent du sang, ont des relations sexuelles avec des animaux et s’adonnent à d’autres actes dégoûtants et immoraux.

Rien de cela n’a été mentionné dans l’émission de Radio-Canada. Cette dernière n’a pas non plus indiqué que M. Chau a continué à publier ce genre de contenu malgré deux injonctions de la Cour.

Crescent Chau a plutôt été simplement décrit comme le propriétaire d’un des plus anciens journaux du Chinatown et comme quelqu’un qui habite au Canada depuis 30 ans. Radio-Canada a affirmé que M. Chau était «exaspéré» par les pratiquants de Falun Gong qui ont lancé des poursuites judiciaires contre lui.

Lorsque La Grande Époque a contacté la journaliste, Solveig Miller, pour obtenir ses commentaires sur son reportage, elle a déclaré être dans une réunion et que la SRC «se penchait là-dessus», puis elle a raccroché. Elle n’a pas répondu lorsque recontactée plus tard et n’a pas retourné les messages laissés sur son cellulaire et à son bureau.

David Ownby, professeur à l’Université de Montréal et spécialiste des religions populaires en Chine et ayant étudié le Falun Gong, est un des deux experts interviewés par la SRC qui affirment que leurs propos ont été utilisés sélectivement. Malgré que M. Ownby ait déclaré qu’il était sympathique à la cause du Falun Gong, il souligne que ce n’est pas ce qui est reflété dans les séquences utilisées par Radio-Canada dans son émission.

En fait, David Ownby a témoigné en tant qu’expert pour le compte des pratiquants du Falun Gong dans leur procès contre Crescent Chau à Montréal. Devant la cour, il a qualifié les articles de M. Chau de «saleté sans fondement versée sur la page».

Selon M. Ownby, les pratiquants de Falun Gong ont commis une erreur en refusant la demande d’entrevue de la SRC.

«Ceci leur permet de dépeindre le Falun Gong comme secret, difficile et paranoïaque. Ça joue en la faveur de quelqu’un qui veut vous faire mal paraître.»

David Ownby estime qu’en fournissant plus d’information aux journalistes, le groupe pourrait dissiper les impressions de mystère que certains lui prêtent.

Mais Lucy Zhou n’est pas d’accord. Il y a plusieurs mois, Mme Zhou affirme avoir passé plusieurs heures à discuter avec Solveig Miller, lui expliquant qu’il était impossible de faire un reportage sur Crescent Chau et le Falun Gong sans aborder la persécution.

Percevant que l’intention de la journaliste était d’attaquer le Falun Gong et étant donné que le procès contre M. Chau était encore devant la Cour, Mme Zhou a refusé d’être interviewée devant la caméra. C’était la première fois que l’Association de Falun Dafa du Canada déclinait une entrevue. L’émission de la SRC n’a pas indiqué pourquoi Mme Zhou avait décliné l’interview et l’a plutôt dépeinte comme ayant peur des médias.

L’émission s’est seulement penchée sur un seul des éléments de la persécution à laquelle fait face le Falun Gong, soit les allégations de prélèvements d’organes forcés, qu’elle s’est efforcée de réfuter en ne présentant qu’une seule version des faits.

Radio-Canada a interviewé l’ex-parlementaire canadien David Kilgour, ex-secrétaire d’État canadien pour l’Asie-Pacifique. Ce dernier a enquêté sur les allégations de vols d’organes sur les pratiquants de Falun Gong et a coécrit, avec l’avocat spécialiste des droits de l’homme David Matas, un rapport intitulé Prélèvements meurtriers .

Le rapport détaille une variété de preuves qui, lorsque considérées ensemble, portent les auteurs à conclure que les pratiquants de Falun Gong sont victimes de prélèvements d’organes forcés.

Radio-Canada n’a fait aucune mention des preuves du rapport Kilgour-Matas et n’a pas indiqué que les résultats de leur enquête avaient été pris en compte par le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Manfred Nowak, de même que par des médecins et des professeurs reconnus.

Radio-Canada n’a pas non plus parlé des réactions internationales qu’a provoqué le rapport : la British Transplantation Society s’est déclarée inquiète des dons d’organes forcés en Chine; le médecin Tom Treasure, écrivant au Journal of the Royal Society of Medicine, juge les allégations crédibles; le gouvernement australien a demandé au gouvernement chinois de permettre la tenue d’une enquête indépendante sur les prélèvements d’organes forcés en Chine et deux hôpitaux australiens spécialisés en transplantation ont cessé de former des chirurgiens chinois; le directeur du département de la Santé de Taiwan a recommandé aux médecins taiwanais de ne pas envoyer leurs patients en Chine pour les transplantations d’organes; trois compagnies d’assurance israélienne ont cessé d’envoyer des patients en Chine pour les transplantations, etc.

La SRC s’est plutôt concentrée à discréditer la question en affirmant à tort, entre autres, qu’un dépliant du Falun Gong suggère que des organisations comme Amnesty internationale et Human Rights Watch ont confirmé le rapport. En fait, ces organisations des droits de l’homme n’ont pas été en mesure de confirmer ou de nier les allégations et elles ne prétendent pas être des encyclopédies des violations des droits de la personne.

Malgré que la SRC s’est entretenue avec David Kilgour pendant environ 20 minutes, il affirme qu’ils n’ont pas dû apprécier ses propos, ayant diffusé seulement une dizaine de ses mots.

«Je dirais que […] l’émission a été fortement injuste envers les gens qui sont préoccupés par la question des vols d’organes sur le Falun Gong. David Matas et moi-même avons voyagé dans environ 45 pays pour parler de cette affaire et je crois que je peux dire que je n’ai jamais vu une représentation aussi injuste de notre position.»

«Lorsque j’étais journaliste, nous étions supposés d’essayer d’accorder un traitement égal aux deux partis et, concernant cette émission, il n’y a clairement eu aucune tentative d’accorder un traitement égal aux deux partis. Et moi, en tant que contribuable, quelqu’un qui doit payer pour ses émissions, j’espère que la SRC pourra devenir plus professionnelle dans son journalisme, au moins en termes de traitement de cette question.»

Lorsque CBC a retiré Beyond the Red Wall de la programmation, elle a coupé les critiques les plus pointues du Parti communiste chinois et des Jeux olympiques de Pékin. Parmi les changements les plus significatifs apportés au documentaire avant sa diffusion, il y avait le retrait des preuves concernant les prélèvements d’organes.

David Matas estime quant à lui que le reportage de Radio-Canada lui a paru «ignorant».

«La journaliste essayait de rapporter sur le Falun Gong, mais ne comprenait vraiment rien de la nature du Falun Gong. Je crois que cela démontrait de l’intolérance religieuse.»

M. Matas, familier avec la manière dont l’histoire s’est développée durant les derniers mois, affirme qu’il semble que la journaliste croit que le Falun Gong est une organisation hautement structurée qui possède de grandes ressources financières et qu’elle a essayé de valider cette opinion.

«Ce n’est pas une enquête balancée ou juste sur le Falun Gong. C’est une mise en accusation contre le Falun Gong concoctée par la journaliste et c’est la nature de cette accusation qu’elle tente ensuite de prouver.»

«Le reportage [essayait], j’imagine, de créer un conflit artificiel et symétrique au sein du Chinatown. C’était simplement ignorant. Il n’a pas compris et n’a pas rapporté adéquatement.»

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