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par Chris Buckley

Émeute

PEKIN, 29 juin (Reuters) – Des milliers d’émeutiers ont incendié un bâtiment et des véhicules de police, samedi dans le centre-sud de la Chine, lors de troubles survenus parce que la police aurait étouffé des informations sur la mort d’une jeune fille, ont rapporté des témoins sur des sites internet chinois.

Ces informations n’ont pu être vérifiées pour l’instant et les autorités et la police n’en ont pas donné confirmation.

Mais les comptes rendus diffusés sur internet malgré la censure chinoise ont décrit de violents troubles impliquant des milliers de personnes, qui ont duré plusieurs heures, dans le comté de Weng’an, dans la province de Guizhou.

Des habitants ont réagi par la fureur à des informations selon lesquelles la police n’aurait pas pris en compte les plaintes de la famille d’une adolescente de 15 ans, qui affirme que celle-ci a été violée et peut-être assassinée.

« N’ayant pas mené à bien une autopsie en bonne et due forme, la police a pensé que la jeune fille s’était suicidée en se jetant dans la rivière, et elle n’a pas pris les mesures qui s’imposaient à l’encontre du suspect, ignorant par ailleurs les demandes d’autopsie formulées par la famille », lit-on dans un compte rendu des événements diffusé sur internet. « Cela a indigné la famille et l’opinion publique et a provoqué, par la suite, ce conflit », lit-on ensuite.

Selon plusieurs témoignages sur internet, le jeune qui aurait agressé la jeune fille serait le fils d’un responsable du comté ou d’un policier. Des blogs liés au populaire site internet chinois Sina.com (www.sina.com.cn) ont diffusé des photos sur lesquelles on voit des milliers de personnes encerclant un commissariat de police, des policiers anti-émeutes gardant ce bâtiment incendié, et des véhicules de police renversés et carbonisés.

Les médias nationaux chinois n’ont signalé aucun événement de ce genre dans le pays. Nul ne répondait en outre aux appels téléphoniques répétés passés aux services de sécurité publique du comté de Weng’an, samedi en fin de soirée.

Les webmasters des sites internet en question ont rapidement retiré de nombreux messages relatifs aux événements, mais d’autres demeuraient accessibles.

Les autorités s’emploient actuellement à étouffer tout signe d’agitation dans le pays à l’approche des Jeux olympiques de Pékin en août. Le président Hu Jintao a déclaré que la priorité numéro un, d’ici aux JO, était de garantir la stabilité du pays.

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Je vais répondre ici au commentaire de http://rannemarie.wordpress.com/ qui va comme suit :

Je me demande si la catastrophe qui frappe le peuple chinois ne va pas plutôt profiter au gouvernement, les critiques sembleront déplacées et l’on oubliera bien vite le Tibet, espérons que je me trompe.

Je pense que tu te trompes. À travers cette catastrophe, plusieurs traits néfastes du gouvernement ont été révélés aux gens affectés. Notamment que la corruption endémique a fait que les édifices sont de piètre qualité et le régime a camouflé multiples avertissements qu’un tremblement de terre était imminent.

C’est clair que le régime utilise cet événement pour générer encore plus de « patriotisme », mais tout cela n’est que tromperie, car jamais les dissidents sont-ils « anti-Chine », comme le prétend le régime. Les dissidents sont ceux qui ont vraiment à coeur le peuple chinois, car ils ne veulent plus le voir vivre sous l’oppression. Aucun vrai patriote ne brandirait le drapeau chinois, qu’on se le dise. Je le répète : le contrôle idéologique fait qu’en Chine on mélange « amour du pays » et « amour du régime ». C’est l’obstacle le plus sérieux au salut des Chinois.

Le tremblement de terre était un avertissement.

Je crois que des catastrophes encore pires s’en viennent.

Certains Chinois ont encore l’instinct traditionnel, malgré des décennies de répression. C’est-à-dire qu’ils vont considérer le séisme comme une punition du ciel.

Les gens participant au mouvement contre le Parti communiste chinois en Chine ont depuis quelques années adopté un slogan particulier : « 天灭中共 ». En français : « LE CIEL ÉLIMINE LE PARTI COMMUNISTE ».

Le dernier gros tremblement de terre en Chine c’est 1976, soit l’année de la fin de la Révolution culturelle et la mort de Mao Zedong.

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La campagne « d’éducation » des Tibétains a commencé, rapporte la BBC.  Selon l’organe officiel de la région, le Tibet Daily, la campagne vise à « unifier la pensée des dirigeants à celle des masses ».

C’est une période d’encore plus grande obscurité qui va s’abattre sur le Tibet. « L’éducation politique » en Chine est un processus extrêmement violent visant à briser complètement l’esprit de l’individu, à lui faire renoncer à ses croyances profondes pour qu’il aligne sa pensée à celles du régime communiste. Cela existe au Tibet et dans toute la Chine depuis l’invasion communiste, mais le fait d’en faire une « campagne » rend la chose encore plus terrible.

Exemple : les moines vont être forcés de regarder des vidéos de diffamation de leur chef spirituel, le Dalaï-lama, puis ils seront torturés jusqu’à ce qu’ils soient contraints de cracher sur lui, d’y renoncer. C’est ce qu’on appelle en Chine « être réformé ».

Ajoutez à cela toute la haine qui a été créée et canalisée vers les Tibétains dernièrement par les médias de propagande du régime… Je ne peux que prier et écrire. C’est terrible.

Les pratiquants du Falun Gong vivent la même chose. En 1999, une campagne de diabolisation a été lancée et l’opinion favorable de la population s’est retournée contre les adeptes, amenant des citoyens chinois normaux à appuyer et participer à la campagne d’éradication. Des milliers sont morts de torture ces dernières années.

Après le génocide et le génocide culturel, le Tibet fait maintenant face au génocide spirituel. Les dirigeants communistes vont tout faire pour déraciner l’esprit de se peuple. J’appelle à l’aide en leur nom.

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Je suis un peu paresseux aujourd’hui, alors voilà un bon article pris sur le site de La Grande Époque.

Une guerre médiatique anti-Chine?

«La guerre médiatique a bel et bien commencé.» Telle est l’analyse du politologue Loïc Tassé par rapport à la question du Tibet et de la République populaire de Chine (RPC) qui a ressurgi dernièrement. Selon sa lettre du 8 avril publiée dans La Presse, la Chine serait victime d’une campagne visant à la discréditer.

«La campagne médiatique antichinoise actuelle est déjà parvenue à entacher l’image que le gouvernement chinois veut donner des Jeux de Pékin. Où s’arrêtera-t-elle?», se demande M. Tassé, professeur à l’Université de Montréal (UdeM).

Ce dernier avait fortement critiqué le premier ministre Stephen Harper lorsqu’il avait décidé de recevoir le chef spirituel tibétain, le Dalaï-lama, l’automne dernier. Des critiques similaires étaient venues des milieux d’affaires, eux qui craignent qu’une position forte du Canada sur les droits de l’Homme nuise à leurs intérêts économiques. M. Tassé, en plus de ses tâches d’enseignant à l’UdeM, agit également comme consultant auprès d’entreprises voulant s’implanter en Chine.

Il mentionne qu’à côté des tentatives de ne pas froisser la Chine pour, entre autres, des raisons commerciales et obtenir son appui sur des questions comme la dénucléarisation de la Corée du Nord, une certaine animosité couve.

«Un véritable courant d’opinion publique contre la Chine ressurgit périodiquement en Occident, avec de plus en plus de force. Au-delà de la question du Tibet et des droits de la personne, le gouvernement chinois est accusé d’espionnage, de dumping, de soutien à des régimes extrémistes, de spoliation des ressources naturelles en Amérique latine et en Afrique ainsi que de manipulation de l’information. La liste des récriminations est longue», écrit M. Tassé, qui s’est retrouve à quelques reprises sur les ondes de Radio-Canada dernièrement pour donner son point de vue sur la question tibétaine.

On s’entend pour dire que le Tibet et le sujet des droits de l’Homme reçoivent une attention particulière en raison des derniers massacres et de l’approche des Jeux olympiques. Quant à l’espionnage, un tel constat avait été fait en avril 2007 par le chef du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), Jim Judd, qui affirmait que 50 % des ressources de l’agence étaient destinées à contrer les espions chinois en sol canadien. En ce qui concerne le soutien à des régimes dictatoriaux, la répression du mouvement démocratique en Birmanie par la junte militaire l’automne dernier avait mis Pékin sous les projecteurs, en raison de l’appui inconditionnel qu’elle offre aux dirigeants militaires.

Pour soutenir son argument de «guerre médiatique» contre la RPC, M. Tassé note l’épisode récent des raviolis, fabriqués en Chine, qui ont empoisonné des gens au Japon. Une crise était survenue entre les deux pays, et tout un battage médiatique avait eu lieu au sujet de la sécurité des aliments provenant de Chine.

Pris hors contexte, tel que décrit par M. Tassé, cela peut en effet paraître comme une «vulgaire affaire». Si on l’ajoute à tous les autres problèmes ayant affligé l’empire du Milieu dans ce domaine dernièrement, particulièrement le cas des jouets contenant une dose de plomb trop élevée, le dentifrice chinois contenant de l’antigel ou la nourriture pour animaux empoisonnée, l’affaire est moins «vulgaire». Au moment de mettre sous presse, M. Tassé n’avait pas répondu à notre courriel demandant des éclaircissements.

M. Tassé n’est pas le seul à favoriser une approche plus ouverte vis-à-vis le régime chinois. La chroniqueuse de La Presse, Lysiane Gagnon, dont les articles se retrouvent toujours dans la page opposée aux éditoriaux, a publié des textes récemment qui se portent à la défense de Pékin. Son dernier s’en prend à l’organisation Reporters sans frontières (RSF) qu’elle accuse de manquer d’objectivité en critiquant trop la répression des journalistes en Chine.

Elle déplore surtout les actions chocs du groupe, auxquelles le président, Robert Ménard, a activement pris part. «Pourquoi monter ce genre d’actions à l’encontre de la Chine spécifiquement, alors qu’il y a des dizaines d’autres dictatures qui emprisonnent et torturent les journalistes?» Toutes les actions de RSF mentionnées concernaient les Jeux de Pékin, qui se tiendront en août. La Chine est le pays qui emprisonne le plus de journalistes et de cyberdissidents.

«Le mandat de RSF n’est pas de prendre parti pour la cause du Tibet, c’est de promouvoir la liberté de la presse et la sécurité des journalistes indépendants d’esprit», ajoute-t-elle.

La Grande Époque
a demandé à François Bugingo, président de RSF Canada, de réagir à l’article de Mme Gagnon. «Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi mal écrit», déplore-t-il. «Elle n’a même pas pris le temps de nous contacter» au sujet de cette affaire, enchaîne M. Bugingo. Ce dernier insiste pour rappeler que le Tibet est actuellement zone interdite pour les journalistes étrangers. Il est donc normal pour son organisation de demander une levée du blocus. «Reporters sans frontières ne s’est jamais ingéré dans les affaires politiques de la Chine», affirme-t-il.

La Presse a récemment publié deux gros cahiers spéciaux sur la Chine, orientés essentiellement sur les starlettes, le shopping, la bouffe, le sexe et le sport. Un genre de portrait idyllique, supposé offrir aux lecteurs une compréhension profonde de cette «puissance émergente».

Le régime chinois et des Chinois installés à l’étranger ont beaucoup critiqué la couverture médiatique occidentale des récents événements au Tibet. Mais la cause pro-Pékin a une place de choix dans plusieurs médias québécois. Selon M. Bugingo, cette situation n’est pas unique au Québec. Il y a, d’après lui, deux écoles de pensée principales pour interpréter ou interagir avec la Chine, sans compter celle des droits de l’Homme.

L’une d’elles se ferme les yeux sur les violations, ou les défend en citant des traits culturels. Un laisser-faire qui ne veut pas critiquer parce que d’autres pays sont aussi violateurs. Selon ce point de vue, il «faudrait être un saint pour critiquer, ce qui n’a pas de sens», estime M. Bugingo.

L’autre école veut que la stratégie de critiquer le régime chinois n’est pas payante et qu’il vaut mieux laisser la Chine évoluer à sa vitesse. Cette avenue est préconisée par le magazine L’actualité, qui a aussi publié dernièrement une édition spéciale sur la Chine (c’est à la mode), promettant également aux lecteurs de «mieux comprendre les Chinois». L’éditorial de Carole Beaulieu donne le ton dès les premières pages, avec le titre Non au boycottage des Jeux.

«Plus la Chine tisse des liens commerciaux internationaux – de l’Afrique à l’Amérique latine – plus sa politique étrangère se nuance. Wen Jiabao, le premier ministre chinois, a publiquement demandé à la junte du Myanmar [Birmanie] de se démocratiser! Pékin a aussi cessé récemment de s’opposer au déploiement de forces des Nations Unies au Darfour», écrit-elle.

Que le premier ministre de la plus grande dictature du monde demande à une junte militaire amie de se démocratiser, voilà qui devrait laisser perplexe. Le chef-adjoint du Parti libéral canadien, Michael Ignatieff, avait déclaré l’automne dernier que pour régler la question de la répression en Birmanie, il fallait «directement aller à Pékin», comme quoi le régime chinois a une grande part de responsabilités dans le maintien au pouvoir de dictatures dans son arrière-cour.

«La Chine n’est pas le premier colonisateur à violer les droits de la personne. Pensons à la France à l’époque où elle colonisait l’Indochine», écrit-elle pour qu’on lâche du lest sur la RPC.

Le général à la retraite Roméo Dallaire ne partage pas l’optimisme de Carole Beaulieu sur l’implication de la Chine au Darfour. C’est «le pays [Chine] le plus rapace. Je les considère comme des vautours de l’Afrique, pires que les empires colonisateurs. Ils n’ont absolument aucun respect pour aider à développer, à soutenir, à améliorer ces pays-là. Ils ne sont là que pour prendre», a dénoncé M. Dallaire sur les ondes de la radio de Radio-Canada. «Au Darfour, ils ont besoin de [pétrole]. Ils leur vendent des armes en sachant qu’elles vont être utilisées contre les Darfouriens et ça ne leur fait rien», a-t-il renchéri. Le gros du matériel militaire du Soudan et de la Birmanie est fourni par la Chine.

Quant à Radio-Canada, on rapporte les propos tendancieux de certains animateurs radio dernièrement, dont un citant Mao Zedong et un autre s’offusquant que le Canada et le Québec sont en train de «manquer le bateau» en ce qui concerne les opportunités d’affaires en Chine.

Selon Loïc Tassé, en entrevue à la radio avec Christiane Charette la semaine dernière, l’inaptitude des Canadiens et des Québécois à saisir l’opportunité proviendrait d’une «ignorance crasse de ce qui se passe en Asie de l’Est».

C’est vrai que peu de médias parlent du meurtre et du vol d’organes de pratiquants de Falun Gong en Chine, des femmes stérilisées de force au Tibet et ailleurs, des moines torturés parce qu’ils sont trouvés en possession d’une photo du Dalaï-lama. Aucun média ne parle des centaines de milliers de gens enfermés dans les goulags, dont le nom officiel est camp de «rééducation par le travail». Quel média parle de la Corée du Nord sous un autre angle que la question nucléaire? N’y a-t-il pas une famine là-bas, la terreur, l’oppression inimaginable? Qui parle du Vietnam autrement que pour le voyage ou les opportunités d’affaires? Puis, tout le monde a oublié la Birmanie…

Sommes-nous ignorants, mal informés ou amnésiques?

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Relais de la flamme olympique à San Francisco.Partout où elle va, la torche olympique traîne un dispositif de sécurité à rendre jaloux n’importe quel dirigeant. C’est à croire que son existence vaut plus que la vie d’un être humain, plus que la vie d’un être humain au pouvoir.

Ethan Gutmann, dans l’article que j’ai affiché dans mon dernier billet, semble avoir vu juste. La balade de la flamme olympique partout dans le monde, une scène sans précédent depuis qu’Hitler a institué la tradition en 1936, a pour but de montrer un certain « nouvel ordre mondial » où la Chine reprendrait son poste antique d’empire du Milieu.

Pour des Chinois, c’est source de fierté. Mais pour ceux qui acceptent de voir le régime chinois pour ce qu’il est, une dictature brutale ayant pris la vie de 80 millions en 60 ans, il n’y a rien de réjouissant.

Cette action toute politique de parader le symbole d’Olympiques controversées dès leur octroi, ne pouvait qu’engendrer une réponse miltitante. Il n’y a pas eu de « politisation » du truc. La déviation vers le politique n’est pas neuve. Les Jeux étaient politiques à Berlin, ils l’étaient aux États-Unis, à Tokyo, à Montréal, à Moscou, à Séoul, etc. Alors cessons de nous perdre dans des débats de « politisation du sport ». C’est un argument battu depuis longtemps.

Puis nous le savons bien, il n’y pas de pureté dans le milieu. Drogue, triche, commanditaires, compétition patriotique… Le plus vil de l’être humain côtoie de peine et de misère des idéaux que même ceux qui doivent les faire respecter ne sont pas à même de saisir : « dignité humaine », « droits de l’homme », « développement pacifique », etc.

« Aucun symbole politique n’est autorisé dans les enceintes olympiques », c’est la règle du CIO, tandis que s’opère une véritable campagne massive de lessivage des cerveaux à travers une commercialisation intensive de la grande messe sportive.

La torche au Pakistan.Au Pakistan, ils n’ont même pas osé sortir la torche du stade où le peu fréquentable Musharraf a pu mettre ses mains sur l’objet de la honte. La torche doit passer dans les mains d’amis du régime. Vous me direr que Musharraf est un pion de Washington, certes, mais le Pakistan a des liens historiques beaucoup plus profonds avec le Parti communiste chinois (PCC).

Puis l’Inde, qui recevra la torche le 17 avril, se vante d’être la « plus grande démocratie du monde ». D’un côté, elle détruit l’argument pro-dictature chinoise qui dit que seule un régime totalitaire peut gouverner une masse de gens d’un milliard. Mais d’un autre côté, l’Inde court bassement après ses propres intérêts et n’est pas digne d’être l’héritière du Grand Mahatma Ghandi. Elle a fermé, puis fermé les yeux sur les massacres en Birmanie, pour des raisons géostratégiques. Puis elle réprime, puis réprime les Tibétains sur son territoire pour des raisons commerciales.

Après avoir vu les relais de Londres et Paris, je me suis dit : « Oh lala, avec une telle répression, quelqu’un va être tué avant que la torche n’arrive à Pékin. » C’était peut-être sur-estimer la capacité des forces de l’ordre d’appliquer des méthodes communisto-fascistes, mais bon… le portrait n’est quand même pas jojo.

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Un manifestant pro-Pékin crache sa haine.Le régime chinois entend bien renverser la vapeur et reprendre le contrôle, après sa déconfiture dans le relais de Londres et Paris de la flamme olympique.

À l’interne comme à l’étranger, il mobilise son monde pour opposer une réplique à l’insulte occidentale. Des spécialistes de la Chine avaient mis en garde contre une telle éventualité. Il était en fait très clair que des cris pour les droits de l’homme et la justice en Chine provoqueraient là-bas une vague patriotique, car beaucoup de Chinois ont été conditionnés à croire et répéter que la démocratie et les droits de l’homme, c’est de la merde occidentale même pas assez bonne pour les chiens. Conditionnés à croire que seule une dictature du Parti communiste peut garantir la survie du pays.

Dans la capitale canadienne dimanche, les missions diplomatiques de Chine ont nolisé des autobus pour organiser une manifestation sur la colline parlementaire. Des gens ont donc profité des libertés d’expression du Canada pour manifester leur appui à la dictature chinoise.

(UPDATE : je lis qu’un peu partout des gens ont été mobilisés par le PC chinois pour tenir ce genre de manifestation. C’est donc une directive du gouvernement et non une mobilisation spontanée. Cette organisation est réalisable grâce au contrôle par les missions diplomatiques des associations d’étudiants chinois à l’étranger, des médias chinois à l’étranger, et des organisations communautaires chinoises à l’étranger. Si vous voyez des foules de drapeau communiste chinois dans les prochains relais de la flamme, comme c’était le cas à San Francisco, les gens qui les brandissent se sont fait payer le voyage et la nourriture pour faire acte de présence.)

Leur but annoncé : montrer aux Canadiens la « vérité » sur le Tibet, soit que l’endroit vit actuellement son âge d’or et que l’armée n’a tué personne.

Puis ensuite certains commencent à parler que l’Occident a une certaine xénophobie latente, un racisme antichinois, pour expliquer les protestations contre la répression au Tibet. Un certain élu français, Melenchon si je ne m’abuse, soutient cette thèse dérisoire et trouve même des appuis.

Mais il est vrai que j’éprouve un certain malaise lorsque je vois des gens soutenir une dictature. S’ils l’aiment tant cette dictature, pourquoi pas aller s’y soumettre à nouveau? Ce serait bien, non? Plus de droits ni de liberté d’expression?

Ça ferait moins de propagande haineuse chez nous.

Vive la Chine libre.

(UPDATE : après publication de ce billet, j’ai reçu un commentaire de LAU, disant : « à bas les occidentaux, racistes ». Vous pouvez voir plus bas. Pour mettre les choses au clair, je suis sinophile. Je vois mal réconcilier ce fait avec le racisme. Ma position laisse-t-elle une quelconque ambiguité? Je suis contre le totalitarisme, qu’il soit chinois ou bélarusse. Je suis pour les droits de l’homme, d’Est en Ouest, du Nord au Sud. Assez de cette haine! La stupidité humaine n’a pas de race, la bonté non plus alors efface, ces pensées malsaines de racisme.)

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On annonce que les Maoïstes sont en avance dans le décompte des voix de la dernière élection législative au Népal. Les Mao-istes…

Ça me fait penser aux élections en Palestine qui avaient porté au pouvoir le groupe islamiste radical Hamas. On connaît la suite de cette histoire…

Il n’y a pas vraiment de comparaison à faire, sinon qu’un groupe radical extrémiste a été intégré dans un gouvernement, par la voie démocratique. L’idée de permettre à des groupes politiques violents d’être normalisés et de participer à la vie politique du pays de manière légale est bien sûr dans le but qu’ils renoncent à la violence. Mais pour différentes raisons, ça ne se fait pas toujours.

Pour ce qui est du Népal, je suis perplexe. Des années d’exactions et d’attentats par ce groupe terroriste… oubliées. La monarchie n’était certainement pas exemplaire, mais qui, sur Terre, peut être assez égaré pour se réclamer de Mao? Quoique certains se réclament encore d’Hitler, de Staline, etc.

Ouf…

 

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