Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Dalaï-lama’

J’espère que personne n’est tombé dans le piège. Alors que le régime chinois annonçait, par la voix de l’agence officielle Chine nouvelle (Xinhua), qu’il était prêt à négocier avec le Dalaï-lama, d’un autre côté tous les grands organes officiels continuaient leur propagande de haine à son égard.

Certainement, des bien pensants se disent : « Super! La Chine s’assouplit en raison des protestations ». Mais un observateur sérieux dira plutôt qu’elle fait semblant de s’assouplir pour que CESSE les protestations.

Voici ce que pense David Ownby, sinologue à l’Université de Montréal, tel que rapporté par La Presse (je ne donnerai pas de lien vers ce journal pour lequel je n’ai aucun respect) :

J’ai été surpris par la décision, mais à y réfléchir, ça me semble un coup assez malin de la part de la Chine. Ce geste va désamorcer les problèmes que les manifestations, à la fois au Tibet et ailleurs dans le monde, posaient pour des leaders qui n’ont pas décidé s’ils allaient boycotter la cérémonie d’ouverture des jeux. À mon avis c’est avant tout un geste pour calmer les esprits. Ils n’ont d’ailleurs pas précisé la date de la reprise du dialogue. Je ne serais pas étonné s’ils remettaient cela à plus tard et qu’ensuite, après les pourparlers, ils disent: «on a eu un échange franc, on va se revoir dans quelques semaines». Le temps que les médias passent à autre chose et que les Jeux olympiques soient terminés.

Publicités

Read Full Post »

La campagne « d’éducation » des Tibétains a commencé, rapporte la BBC.  Selon l’organe officiel de la région, le Tibet Daily, la campagne vise à « unifier la pensée des dirigeants à celle des masses ».

C’est une période d’encore plus grande obscurité qui va s’abattre sur le Tibet. « L’éducation politique » en Chine est un processus extrêmement violent visant à briser complètement l’esprit de l’individu, à lui faire renoncer à ses croyances profondes pour qu’il aligne sa pensée à celles du régime communiste. Cela existe au Tibet et dans toute la Chine depuis l’invasion communiste, mais le fait d’en faire une « campagne » rend la chose encore plus terrible.

Exemple : les moines vont être forcés de regarder des vidéos de diffamation de leur chef spirituel, le Dalaï-lama, puis ils seront torturés jusqu’à ce qu’ils soient contraints de cracher sur lui, d’y renoncer. C’est ce qu’on appelle en Chine « être réformé ».

Ajoutez à cela toute la haine qui a été créée et canalisée vers les Tibétains dernièrement par les médias de propagande du régime… Je ne peux que prier et écrire. C’est terrible.

Les pratiquants du Falun Gong vivent la même chose. En 1999, une campagne de diabolisation a été lancée et l’opinion favorable de la population s’est retournée contre les adeptes, amenant des citoyens chinois normaux à appuyer et participer à la campagne d’éradication. Des milliers sont morts de torture ces dernières années.

Après le génocide et le génocide culturel, le Tibet fait maintenant face au génocide spirituel. Les dirigeants communistes vont tout faire pour déraciner l’esprit de se peuple. J’appelle à l’aide en leur nom.

Read Full Post »

Je suis un peu paresseux aujourd’hui, alors voilà un bon article pris sur le site de La Grande Époque.

Une guerre médiatique anti-Chine?

«La guerre médiatique a bel et bien commencé.» Telle est l’analyse du politologue Loïc Tassé par rapport à la question du Tibet et de la République populaire de Chine (RPC) qui a ressurgi dernièrement. Selon sa lettre du 8 avril publiée dans La Presse, la Chine serait victime d’une campagne visant à la discréditer.

«La campagne médiatique antichinoise actuelle est déjà parvenue à entacher l’image que le gouvernement chinois veut donner des Jeux de Pékin. Où s’arrêtera-t-elle?», se demande M. Tassé, professeur à l’Université de Montréal (UdeM).

Ce dernier avait fortement critiqué le premier ministre Stephen Harper lorsqu’il avait décidé de recevoir le chef spirituel tibétain, le Dalaï-lama, l’automne dernier. Des critiques similaires étaient venues des milieux d’affaires, eux qui craignent qu’une position forte du Canada sur les droits de l’Homme nuise à leurs intérêts économiques. M. Tassé, en plus de ses tâches d’enseignant à l’UdeM, agit également comme consultant auprès d’entreprises voulant s’implanter en Chine.

Il mentionne qu’à côté des tentatives de ne pas froisser la Chine pour, entre autres, des raisons commerciales et obtenir son appui sur des questions comme la dénucléarisation de la Corée du Nord, une certaine animosité couve.

«Un véritable courant d’opinion publique contre la Chine ressurgit périodiquement en Occident, avec de plus en plus de force. Au-delà de la question du Tibet et des droits de la personne, le gouvernement chinois est accusé d’espionnage, de dumping, de soutien à des régimes extrémistes, de spoliation des ressources naturelles en Amérique latine et en Afrique ainsi que de manipulation de l’information. La liste des récriminations est longue», écrit M. Tassé, qui s’est retrouve à quelques reprises sur les ondes de Radio-Canada dernièrement pour donner son point de vue sur la question tibétaine.

On s’entend pour dire que le Tibet et le sujet des droits de l’Homme reçoivent une attention particulière en raison des derniers massacres et de l’approche des Jeux olympiques. Quant à l’espionnage, un tel constat avait été fait en avril 2007 par le chef du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), Jim Judd, qui affirmait que 50 % des ressources de l’agence étaient destinées à contrer les espions chinois en sol canadien. En ce qui concerne le soutien à des régimes dictatoriaux, la répression du mouvement démocratique en Birmanie par la junte militaire l’automne dernier avait mis Pékin sous les projecteurs, en raison de l’appui inconditionnel qu’elle offre aux dirigeants militaires.

Pour soutenir son argument de «guerre médiatique» contre la RPC, M. Tassé note l’épisode récent des raviolis, fabriqués en Chine, qui ont empoisonné des gens au Japon. Une crise était survenue entre les deux pays, et tout un battage médiatique avait eu lieu au sujet de la sécurité des aliments provenant de Chine.

Pris hors contexte, tel que décrit par M. Tassé, cela peut en effet paraître comme une «vulgaire affaire». Si on l’ajoute à tous les autres problèmes ayant affligé l’empire du Milieu dans ce domaine dernièrement, particulièrement le cas des jouets contenant une dose de plomb trop élevée, le dentifrice chinois contenant de l’antigel ou la nourriture pour animaux empoisonnée, l’affaire est moins «vulgaire». Au moment de mettre sous presse, M. Tassé n’avait pas répondu à notre courriel demandant des éclaircissements.

M. Tassé n’est pas le seul à favoriser une approche plus ouverte vis-à-vis le régime chinois. La chroniqueuse de La Presse, Lysiane Gagnon, dont les articles se retrouvent toujours dans la page opposée aux éditoriaux, a publié des textes récemment qui se portent à la défense de Pékin. Son dernier s’en prend à l’organisation Reporters sans frontières (RSF) qu’elle accuse de manquer d’objectivité en critiquant trop la répression des journalistes en Chine.

Elle déplore surtout les actions chocs du groupe, auxquelles le président, Robert Ménard, a activement pris part. «Pourquoi monter ce genre d’actions à l’encontre de la Chine spécifiquement, alors qu’il y a des dizaines d’autres dictatures qui emprisonnent et torturent les journalistes?» Toutes les actions de RSF mentionnées concernaient les Jeux de Pékin, qui se tiendront en août. La Chine est le pays qui emprisonne le plus de journalistes et de cyberdissidents.

«Le mandat de RSF n’est pas de prendre parti pour la cause du Tibet, c’est de promouvoir la liberté de la presse et la sécurité des journalistes indépendants d’esprit», ajoute-t-elle.

La Grande Époque
a demandé à François Bugingo, président de RSF Canada, de réagir à l’article de Mme Gagnon. «Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi mal écrit», déplore-t-il. «Elle n’a même pas pris le temps de nous contacter» au sujet de cette affaire, enchaîne M. Bugingo. Ce dernier insiste pour rappeler que le Tibet est actuellement zone interdite pour les journalistes étrangers. Il est donc normal pour son organisation de demander une levée du blocus. «Reporters sans frontières ne s’est jamais ingéré dans les affaires politiques de la Chine», affirme-t-il.

La Presse a récemment publié deux gros cahiers spéciaux sur la Chine, orientés essentiellement sur les starlettes, le shopping, la bouffe, le sexe et le sport. Un genre de portrait idyllique, supposé offrir aux lecteurs une compréhension profonde de cette «puissance émergente».

Le régime chinois et des Chinois installés à l’étranger ont beaucoup critiqué la couverture médiatique occidentale des récents événements au Tibet. Mais la cause pro-Pékin a une place de choix dans plusieurs médias québécois. Selon M. Bugingo, cette situation n’est pas unique au Québec. Il y a, d’après lui, deux écoles de pensée principales pour interpréter ou interagir avec la Chine, sans compter celle des droits de l’Homme.

L’une d’elles se ferme les yeux sur les violations, ou les défend en citant des traits culturels. Un laisser-faire qui ne veut pas critiquer parce que d’autres pays sont aussi violateurs. Selon ce point de vue, il «faudrait être un saint pour critiquer, ce qui n’a pas de sens», estime M. Bugingo.

L’autre école veut que la stratégie de critiquer le régime chinois n’est pas payante et qu’il vaut mieux laisser la Chine évoluer à sa vitesse. Cette avenue est préconisée par le magazine L’actualité, qui a aussi publié dernièrement une édition spéciale sur la Chine (c’est à la mode), promettant également aux lecteurs de «mieux comprendre les Chinois». L’éditorial de Carole Beaulieu donne le ton dès les premières pages, avec le titre Non au boycottage des Jeux.

«Plus la Chine tisse des liens commerciaux internationaux – de l’Afrique à l’Amérique latine – plus sa politique étrangère se nuance. Wen Jiabao, le premier ministre chinois, a publiquement demandé à la junte du Myanmar [Birmanie] de se démocratiser! Pékin a aussi cessé récemment de s’opposer au déploiement de forces des Nations Unies au Darfour», écrit-elle.

Que le premier ministre de la plus grande dictature du monde demande à une junte militaire amie de se démocratiser, voilà qui devrait laisser perplexe. Le chef-adjoint du Parti libéral canadien, Michael Ignatieff, avait déclaré l’automne dernier que pour régler la question de la répression en Birmanie, il fallait «directement aller à Pékin», comme quoi le régime chinois a une grande part de responsabilités dans le maintien au pouvoir de dictatures dans son arrière-cour.

«La Chine n’est pas le premier colonisateur à violer les droits de la personne. Pensons à la France à l’époque où elle colonisait l’Indochine», écrit-elle pour qu’on lâche du lest sur la RPC.

Le général à la retraite Roméo Dallaire ne partage pas l’optimisme de Carole Beaulieu sur l’implication de la Chine au Darfour. C’est «le pays [Chine] le plus rapace. Je les considère comme des vautours de l’Afrique, pires que les empires colonisateurs. Ils n’ont absolument aucun respect pour aider à développer, à soutenir, à améliorer ces pays-là. Ils ne sont là que pour prendre», a dénoncé M. Dallaire sur les ondes de la radio de Radio-Canada. «Au Darfour, ils ont besoin de [pétrole]. Ils leur vendent des armes en sachant qu’elles vont être utilisées contre les Darfouriens et ça ne leur fait rien», a-t-il renchéri. Le gros du matériel militaire du Soudan et de la Birmanie est fourni par la Chine.

Quant à Radio-Canada, on rapporte les propos tendancieux de certains animateurs radio dernièrement, dont un citant Mao Zedong et un autre s’offusquant que le Canada et le Québec sont en train de «manquer le bateau» en ce qui concerne les opportunités d’affaires en Chine.

Selon Loïc Tassé, en entrevue à la radio avec Christiane Charette la semaine dernière, l’inaptitude des Canadiens et des Québécois à saisir l’opportunité proviendrait d’une «ignorance crasse de ce qui se passe en Asie de l’Est».

C’est vrai que peu de médias parlent du meurtre et du vol d’organes de pratiquants de Falun Gong en Chine, des femmes stérilisées de force au Tibet et ailleurs, des moines torturés parce qu’ils sont trouvés en possession d’une photo du Dalaï-lama. Aucun média ne parle des centaines de milliers de gens enfermés dans les goulags, dont le nom officiel est camp de «rééducation par le travail». Quel média parle de la Corée du Nord sous un autre angle que la question nucléaire? N’y a-t-il pas une famine là-bas, la terreur, l’oppression inimaginable? Qui parle du Vietnam autrement que pour le voyage ou les opportunités d’affaires? Puis, tout le monde a oublié la Birmanie…

Sommes-nous ignorants, mal informés ou amnésiques?

Read Full Post »

La ministre française des Droits de l’Homme, Rama Yade, a déclaré au journal Le Monde que le président Nicolas Sarkozy n’assisterait pas la cérémonie d’ouverture des JO si la Chine ne répondait pas à quelques conditions :

  • la fin de la violence
  • la libération des prisonniers politiques
  • l’ouverture d’une enquête indépendante sur les événements au Tibet
  • l’ouverture d’un dialogue avec le Dalaï-lama

Pour se rétracter quelques heures plus tard affirmant n’avoir jamais parler de ces conditions! Le Monde défend son histoire, disant avoir bien rapporter les propos de la ministre.

Un tour de force selon moi, considérant que Paris doit recevoir la torche olympique dans les prochaines heures. Considérant que le premier ministre britannique Gordon Brown n’a jamais hésité à aller à Pékin. Mais peut-être que Sarkozy souhaite plus ressembler à Merkel, elle qui n’a jamais même penser aller aux JO. Après des mois de folies, le président français veut-il s’aligner dans une voie plus noble?

(Ok, j’ai été un peu naïf…)

Ses efforts pour la libération de l’otage des FARC Ingrid Betancourt, puis cette toute récente position, l’aideront certainement à redorer son image en France et à l’étranger. Un coup de coeur ou un coup de pub pour Sarkozy? Peu importe, il joue gros et je ne peux attendre la réponse lapidaire du régime chinois… 

(D’accord, d’accord, doublement naïf. J’ai oublié que Sarkozy avait fait un gros câlin à Hu Jintao en buvant du champagne lors de sa dernière visite en Chine…)

Mais voyons tout d’abord comment la police parisienne va gérer les manifestations au passage de la torche. Des arrestations ou de la brutalité ne feraient que confirmer un triste fait : les JO non seulement n’apportent pas plus de démocratie en Chine, ils enlèvent la démocratie à l’extérieur de la Chine.

(Je me rappelle « L’année de la Chine en France », où la répression était bien au rendez-vous. Plusieurs manifestants contre le régime chinois avaient été arrêtés par la police parisienne, apparemment sous la directive de l’ambassade de Chine…)

Read Full Post »

Répression des moines en Birmanie.Ô! Douce Birmanie! Images fraîches dans ma mémoire de larmes coulant sur le lisse visage de ta Dame, Aung San Suu Kyi. Images fraîches dans ma mémoire d’une marée de safran, coulant et serpentant dans les rues mouillées de pleurs. Images fraîches dans ma mémoire de sandales abandonnées dans des marres de sang. Images fraîches dans ma mémoire de la dépouille d’un moine flottant dans un étang de sacrifices.

Ô! Tibet! Une traînée de poudre allumée par le feu de l’oppression. Des flammes s’élèvent dans un air saturé d’injustices. Le dragon rouge crache son venin à la figure du monde. Que la lumière qui nous habite éclaire ces jours de terreurs. Car ils sont ténébreux, attisant la braise pour brûler la sympathie. Affligés de cécité, des masses crient au meurtre du vieux moine.

Tibet! Ton sort sera-t-il celui de ta soeur birmane? Ta souffrance déboulant de la Une à la brève? Puis à la noirceur? Je me souviens depuis, je me souviendrai encore. Je ne suis pas de ceux qui croient en la Corée du Nord. Je ne suis pas de ceux qui plient pour un lingot d’or.

La liberté de vous, proches liés par le meurtre de vos moines, passe par la purge du dragon rouge. J’entends d’ici aussi les cris du Darfour…

Read Full Post »

Dans un billet du 20 mars, j’écrivais que « les Ouighours se font attendre » dans la récente crise tibétaine. Cette population musulmane du Nord-Est de la Chine est généralement soumise aux mêmes exactions que les Tibétains. Sauf qu’elle porte l’étiquette de « terroriste » depuis plus longtemps… et ne bénéficie pas d’un porte-parole ayant la stature du Dalai-lama.

Des activistes ouighours ont été accusés en début mars d’avoir voulu faire exploser un avion de ligne chinois. Aucune preuve n’avait alors été présentée (si ma mémoire et bonne et ma connaissance du régime chinois ne fait pas défaut).

On rapporte aujourd’hui qu’ils viennent d’entrer dans la danse! Une manifestation de 1000 personnes aurait eu lieu dans la région, faisant augmenter la pression sur Pékin. Mais selon Radio Free Asia, les événements ne seraient pas reliés. Ils sont néanmoins une réponse à l’oppression.

Voyons s’il y aura amplification…

Reuters : After Tibet, protests reported in China’s Xinjiang

The Irrawaddy : Unrest in Tibet, Islamic Western China Creates Challenges for Beijing Olympics

Read Full Post »

La révolution communiste ne vend plus en Chine. La nouvelle fibre sensible sur laquelle Pékin frappe pour contrôler les Chinois est le patriotisme, qui se transforme en dévotion aveugle envers les desseins des autorités.

En utilisant sa double-arme violence-propagande, le régime chinois tente de reprendre le dessus sur la situation, qui le laisse affaiblit au niveau du capital de sympathie sur la scène internationale. Il contrôle physiquement la situation, avec son armée. Psychologiquement, un travail colossal est entrepris pour déformer la réalité. Après avoir vraisemblablement concocté les troubles à Lhassa, pour les blâmer sur Dalaï-lama le « terroriste » et sa clique de « fous » voulant « diviser » la mère-patrie, il faut faire avaler la pilule aux Chinois : « Votre pays est menacé ». Elle semble bien passer.

Le contrôle de Pékin de la diaspora chinoise, à travers l’influence directe sur différents médias, est en train de créer des conflits au sein des sociétés occidentales. Les Chinois d’outre-mer répondent à l’appel de « protéger la mère-patrie » en organisant des activités pour « montrer la vérité » sur ce qui se passe au Tibet. En fait, il ne s’agit que de la « vérité » qu’ils connaissent, soit celle diffusée par les médias d’État chinois, qui se rend jusque dans leur domicile même s’ils habitent dans une démocratie occidentale.
Manifestation pro-Pékin

Ce contrôle idéologique est évidemment totalement néfaste pour le tissu social. Il fait se poser la question : « Si ces Chinois aiment tant le régime au pouvoir en Chine, que font-ils en Angleterre, aux États-Unis, en France, au Canada? »

Au Canada en fin de semaine, des partisans du régime chinois ont organisé des manifestations anti-tibétaines. Le message est soigneusement propagé pour amadouer, probablement conçu par les propagandistes des consulats et ambassade chinois. Mais sous les slogans de « Nous voulons une Chine unie » couvent des sentiments peu masqués. Des Chinois de la diaspora cachent mal leur haine des Tibétains, que certains considèrent comme des terroristes. « Le Tibet a toujours fait partie de la Chine et en fera toujours partie », répètent-ils. Le génocide, l’oppression, les stérilisations forcées, la torture : ils refusent de voir. Ce n’est qu’un « biais contre la Chine des médias occidentaux ».

Le conflit il est là. Ces Chinois refusent de se libérer, alors qu’ils sont à des milliers de kilomètres du régime qu’ils ont quitté. C’est d’une grande tristesse. Ils vivent encore dans la peur. Les espions chinois pullulent. Les services secrets canadiens utilisent 50 % de leurs ressources pour les contrer.

Il faut rappeler aux Chinois pro-Pékin que la propagande de haine est un crime chez nous. Il faut leur dire que nous ne sommes pas contre la Chine, mais contre le régime dictatorial. Il faut leur expliquer que la Chine et le Parti communiste sont deux choses différentes.

Read Full Post »

Older Posts »