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Posts Tagged ‘Darfour’

La BBC aurait trouvé des preuves que le régime chinois viole l’embargo sur les armes au Darfour. En enquêtant sur le terrain, elle aurait vu des camions de fabrication chinoise qui ont été fabriqués en 2005. Ils ont donc été exportés au Soudan après le début de l’embargo. Comme le rapporte la BBC, ces camions sont montés de mitrailleuses antiaériennes qui sont en fait utilisées pour massacrer et brûler des villages. En plus de ces camions, le régime chinois entraînerait des pilotes de l’armée soudanaise, soit une autre violation de l’embargo.

BBC News a sorti l’histoire, voyons le bruit que ça fera d’ici les JO. Voyons si l’ONU réagira comme elle se doit. Mais si on doit se fier à sa posture sur le Zimbabwe, je crains qu’il n’y ait pas d’espoir pour le Darfour. En effet, je vous rappelle que la résolution sur le Zimbabwe au Conseil de sécurité, visant à imposer un embargo sur la vente d’armes et des restrictions aux dirigeants, a été battue par le veto russe et chinois.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7503428.stm

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(Pris sur le site de La Grande Époque)

Ayant déjà presque parcouru le tour du monde, un relais au flambeau visant à dénoncer les violations des droits de l’homme en Chine, dans le contexte des prochains Jeux de Pékin, vient tout juste d’arriver au Canada. Le Relais mondial de la Flamme des droits de l’homme, qui a allumé sa première torche à Athènes en août dernier, s’est arrêté à Halifax le 4 mai et se rendra jusqu’à l’océan Pacifique en s’arrêtant dans dix villes canadiennes. Le Relais sera à Québec le 8 mai et à Montréal le 10 mai.

Portant le message que les «Olympiques et les crimes contre l’humanité ne peuvent coexister en Chine», la Flamme a visité environ 150 villes sur quatre continents. Son dernier arrêt au Canada sera à Vancouver, le 25 mai.

Flamme des droits de l’homme
Dans la soirée du 9 août 2007 alors que la Flamme des droits de l’Homme débutait sa tournée mondiale dans le berceau de l’Olympisme à Athènes, Grèce.(Jan Jekielek/La Grande Époque)

Les activités dans les villes hôtes incluent des rassemblements, des courses symboliques, des concerts et des allocutions. Contrairement aux porteurs de la torche olympique officielle des Jeux de Pékin qui doivent être entourés de gardes du corps, n’importe qui peut se joindre et courir aux côtés des porteurs de la Flamme des droits de l’homme.

Initié par la Coalition pour l’investigation de la persécution du Falun Gong (CIPFG), le Relais mondial de la Flamme des droits de l’homme est une campagne mondiale visant à mettre un terme à toutes les violations des droits de l’homme en Chine avant les Olympiques en août prochain.

Le Relais «condamne fortement la récente répression au Tibet, l’arrestation de près de 2000 adeptes du Falun Gong depuis janvier 2008, l’appui indéfectible du gouvernement chinois à des régimes brutaux comme le Soudan et la Birmanie, de même que la persécution des chrétiens, des musulmans ouighours, des avocats, des journalistes et de toute autre personne qui souffre en raison du « nettoyage » en préparation des Jeux de Pékin», indique le communiqué.

Clive Ansley, président de la CIPFG et responsable Chine pour Lawyers Rights Watch Canada, affirme qu’il y a une «campagne massive» en cours contre les avocats défenseurs des droits de l’homme, ils se font intimider, battre, arrêter, torturer et voient leur licence de pratiquer le droit confisquée.

«C’est une véritable campagne pour intimider quiconque qui, dans la profession légale, a le courage de dénoncer les abus», explique M. Ansley, qui a pratiqué le droit en Chine pendant quatorze ans.

Les prochaines dates pour le trajet au Canada sont : la ville de Québec le 8 mai, Montréal le 10 mai, Ottawa le 14 mai, Toronto le 17 mai, Kingston le 18 mai, Calgary le 19 mai, Edmonton le 21 mai et Vancouver le 25 mai.

Pour plus d’information visitez: www.humanrightstorch.org

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Je suis un peu paresseux aujourd’hui, alors voilà un bon article pris sur le site de La Grande Époque.

Une guerre médiatique anti-Chine?

«La guerre médiatique a bel et bien commencé.» Telle est l’analyse du politologue Loïc Tassé par rapport à la question du Tibet et de la République populaire de Chine (RPC) qui a ressurgi dernièrement. Selon sa lettre du 8 avril publiée dans La Presse, la Chine serait victime d’une campagne visant à la discréditer.

«La campagne médiatique antichinoise actuelle est déjà parvenue à entacher l’image que le gouvernement chinois veut donner des Jeux de Pékin. Où s’arrêtera-t-elle?», se demande M. Tassé, professeur à l’Université de Montréal (UdeM).

Ce dernier avait fortement critiqué le premier ministre Stephen Harper lorsqu’il avait décidé de recevoir le chef spirituel tibétain, le Dalaï-lama, l’automne dernier. Des critiques similaires étaient venues des milieux d’affaires, eux qui craignent qu’une position forte du Canada sur les droits de l’Homme nuise à leurs intérêts économiques. M. Tassé, en plus de ses tâches d’enseignant à l’UdeM, agit également comme consultant auprès d’entreprises voulant s’implanter en Chine.

Il mentionne qu’à côté des tentatives de ne pas froisser la Chine pour, entre autres, des raisons commerciales et obtenir son appui sur des questions comme la dénucléarisation de la Corée du Nord, une certaine animosité couve.

«Un véritable courant d’opinion publique contre la Chine ressurgit périodiquement en Occident, avec de plus en plus de force. Au-delà de la question du Tibet et des droits de la personne, le gouvernement chinois est accusé d’espionnage, de dumping, de soutien à des régimes extrémistes, de spoliation des ressources naturelles en Amérique latine et en Afrique ainsi que de manipulation de l’information. La liste des récriminations est longue», écrit M. Tassé, qui s’est retrouve à quelques reprises sur les ondes de Radio-Canada dernièrement pour donner son point de vue sur la question tibétaine.

On s’entend pour dire que le Tibet et le sujet des droits de l’Homme reçoivent une attention particulière en raison des derniers massacres et de l’approche des Jeux olympiques. Quant à l’espionnage, un tel constat avait été fait en avril 2007 par le chef du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), Jim Judd, qui affirmait que 50 % des ressources de l’agence étaient destinées à contrer les espions chinois en sol canadien. En ce qui concerne le soutien à des régimes dictatoriaux, la répression du mouvement démocratique en Birmanie par la junte militaire l’automne dernier avait mis Pékin sous les projecteurs, en raison de l’appui inconditionnel qu’elle offre aux dirigeants militaires.

Pour soutenir son argument de «guerre médiatique» contre la RPC, M. Tassé note l’épisode récent des raviolis, fabriqués en Chine, qui ont empoisonné des gens au Japon. Une crise était survenue entre les deux pays, et tout un battage médiatique avait eu lieu au sujet de la sécurité des aliments provenant de Chine.

Pris hors contexte, tel que décrit par M. Tassé, cela peut en effet paraître comme une «vulgaire affaire». Si on l’ajoute à tous les autres problèmes ayant affligé l’empire du Milieu dans ce domaine dernièrement, particulièrement le cas des jouets contenant une dose de plomb trop élevée, le dentifrice chinois contenant de l’antigel ou la nourriture pour animaux empoisonnée, l’affaire est moins «vulgaire». Au moment de mettre sous presse, M. Tassé n’avait pas répondu à notre courriel demandant des éclaircissements.

M. Tassé n’est pas le seul à favoriser une approche plus ouverte vis-à-vis le régime chinois. La chroniqueuse de La Presse, Lysiane Gagnon, dont les articles se retrouvent toujours dans la page opposée aux éditoriaux, a publié des textes récemment qui se portent à la défense de Pékin. Son dernier s’en prend à l’organisation Reporters sans frontières (RSF) qu’elle accuse de manquer d’objectivité en critiquant trop la répression des journalistes en Chine.

Elle déplore surtout les actions chocs du groupe, auxquelles le président, Robert Ménard, a activement pris part. «Pourquoi monter ce genre d’actions à l’encontre de la Chine spécifiquement, alors qu’il y a des dizaines d’autres dictatures qui emprisonnent et torturent les journalistes?» Toutes les actions de RSF mentionnées concernaient les Jeux de Pékin, qui se tiendront en août. La Chine est le pays qui emprisonne le plus de journalistes et de cyberdissidents.

«Le mandat de RSF n’est pas de prendre parti pour la cause du Tibet, c’est de promouvoir la liberté de la presse et la sécurité des journalistes indépendants d’esprit», ajoute-t-elle.

La Grande Époque
a demandé à François Bugingo, président de RSF Canada, de réagir à l’article de Mme Gagnon. «Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi mal écrit», déplore-t-il. «Elle n’a même pas pris le temps de nous contacter» au sujet de cette affaire, enchaîne M. Bugingo. Ce dernier insiste pour rappeler que le Tibet est actuellement zone interdite pour les journalistes étrangers. Il est donc normal pour son organisation de demander une levée du blocus. «Reporters sans frontières ne s’est jamais ingéré dans les affaires politiques de la Chine», affirme-t-il.

La Presse a récemment publié deux gros cahiers spéciaux sur la Chine, orientés essentiellement sur les starlettes, le shopping, la bouffe, le sexe et le sport. Un genre de portrait idyllique, supposé offrir aux lecteurs une compréhension profonde de cette «puissance émergente».

Le régime chinois et des Chinois installés à l’étranger ont beaucoup critiqué la couverture médiatique occidentale des récents événements au Tibet. Mais la cause pro-Pékin a une place de choix dans plusieurs médias québécois. Selon M. Bugingo, cette situation n’est pas unique au Québec. Il y a, d’après lui, deux écoles de pensée principales pour interpréter ou interagir avec la Chine, sans compter celle des droits de l’Homme.

L’une d’elles se ferme les yeux sur les violations, ou les défend en citant des traits culturels. Un laisser-faire qui ne veut pas critiquer parce que d’autres pays sont aussi violateurs. Selon ce point de vue, il «faudrait être un saint pour critiquer, ce qui n’a pas de sens», estime M. Bugingo.

L’autre école veut que la stratégie de critiquer le régime chinois n’est pas payante et qu’il vaut mieux laisser la Chine évoluer à sa vitesse. Cette avenue est préconisée par le magazine L’actualité, qui a aussi publié dernièrement une édition spéciale sur la Chine (c’est à la mode), promettant également aux lecteurs de «mieux comprendre les Chinois». L’éditorial de Carole Beaulieu donne le ton dès les premières pages, avec le titre Non au boycottage des Jeux.

«Plus la Chine tisse des liens commerciaux internationaux – de l’Afrique à l’Amérique latine – plus sa politique étrangère se nuance. Wen Jiabao, le premier ministre chinois, a publiquement demandé à la junte du Myanmar [Birmanie] de se démocratiser! Pékin a aussi cessé récemment de s’opposer au déploiement de forces des Nations Unies au Darfour», écrit-elle.

Que le premier ministre de la plus grande dictature du monde demande à une junte militaire amie de se démocratiser, voilà qui devrait laisser perplexe. Le chef-adjoint du Parti libéral canadien, Michael Ignatieff, avait déclaré l’automne dernier que pour régler la question de la répression en Birmanie, il fallait «directement aller à Pékin», comme quoi le régime chinois a une grande part de responsabilités dans le maintien au pouvoir de dictatures dans son arrière-cour.

«La Chine n’est pas le premier colonisateur à violer les droits de la personne. Pensons à la France à l’époque où elle colonisait l’Indochine», écrit-elle pour qu’on lâche du lest sur la RPC.

Le général à la retraite Roméo Dallaire ne partage pas l’optimisme de Carole Beaulieu sur l’implication de la Chine au Darfour. C’est «le pays [Chine] le plus rapace. Je les considère comme des vautours de l’Afrique, pires que les empires colonisateurs. Ils n’ont absolument aucun respect pour aider à développer, à soutenir, à améliorer ces pays-là. Ils ne sont là que pour prendre», a dénoncé M. Dallaire sur les ondes de la radio de Radio-Canada. «Au Darfour, ils ont besoin de [pétrole]. Ils leur vendent des armes en sachant qu’elles vont être utilisées contre les Darfouriens et ça ne leur fait rien», a-t-il renchéri. Le gros du matériel militaire du Soudan et de la Birmanie est fourni par la Chine.

Quant à Radio-Canada, on rapporte les propos tendancieux de certains animateurs radio dernièrement, dont un citant Mao Zedong et un autre s’offusquant que le Canada et le Québec sont en train de «manquer le bateau» en ce qui concerne les opportunités d’affaires en Chine.

Selon Loïc Tassé, en entrevue à la radio avec Christiane Charette la semaine dernière, l’inaptitude des Canadiens et des Québécois à saisir l’opportunité proviendrait d’une «ignorance crasse de ce qui se passe en Asie de l’Est».

C’est vrai que peu de médias parlent du meurtre et du vol d’organes de pratiquants de Falun Gong en Chine, des femmes stérilisées de force au Tibet et ailleurs, des moines torturés parce qu’ils sont trouvés en possession d’une photo du Dalaï-lama. Aucun média ne parle des centaines de milliers de gens enfermés dans les goulags, dont le nom officiel est camp de «rééducation par le travail». Quel média parle de la Corée du Nord sous un autre angle que la question nucléaire? N’y a-t-il pas une famine là-bas, la terreur, l’oppression inimaginable? Qui parle du Vietnam autrement que pour le voyage ou les opportunités d’affaires? Puis, tout le monde a oublié la Birmanie…

Sommes-nous ignorants, mal informés ou amnésiques?

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Répression des moines en Birmanie.Ô! Douce Birmanie! Images fraîches dans ma mémoire de larmes coulant sur le lisse visage de ta Dame, Aung San Suu Kyi. Images fraîches dans ma mémoire d’une marée de safran, coulant et serpentant dans les rues mouillées de pleurs. Images fraîches dans ma mémoire de sandales abandonnées dans des marres de sang. Images fraîches dans ma mémoire de la dépouille d’un moine flottant dans un étang de sacrifices.

Ô! Tibet! Une traînée de poudre allumée par le feu de l’oppression. Des flammes s’élèvent dans un air saturé d’injustices. Le dragon rouge crache son venin à la figure du monde. Que la lumière qui nous habite éclaire ces jours de terreurs. Car ils sont ténébreux, attisant la braise pour brûler la sympathie. Affligés de cécité, des masses crient au meurtre du vieux moine.

Tibet! Ton sort sera-t-il celui de ta soeur birmane? Ta souffrance déboulant de la Une à la brève? Puis à la noirceur? Je me souviens depuis, je me souviendrai encore. Je ne suis pas de ceux qui croient en la Corée du Nord. Je ne suis pas de ceux qui plient pour un lingot d’or.

La liberté de vous, proches liés par le meurtre de vos moines, passe par la purge du dragon rouge. J’entends d’ici aussi les cris du Darfour…

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