Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Radio-Canada’

Partout où elle va, l’exposition « Bodies » – où des corps dépecés et « plastinés » sont exposés au public – suscite l’indignation. Le non-respect de la dépouille, le regard cru sur le corps et la profanation sont certes des indignations justifiées, mais il y a plus.

En effet, plusieurs des corps exposés sont chinois. De ce fait nous devons tirer deux conclusions : 1. Il n’est pas DU TOUT culturel en Chine de donner des organes ou d’offrir son corps à la science. 2. Il est reconnu que les prisonniers sont exécutés pour que leurs organes soient vendus sur le marché des transplantations.

Considérant cela, ce que les organisateurs prétendent est de la foutaise. Des papiers des autorités chinoises disant que les donneurs sont consentants? Qui peut croire ça, à part les promoteurs qui souhaitent encaisser les profits?

Voici ce qu’écrit Radio-Canada (qui a une politique éditoriale pro-Pékin à peine cachée) :

Le journal Le Soleil rappelle qu’aux États-Unis, le Procureur général de l’État de New York a fait enquête sur cette exposition après qu’un reportage dévastateur eut suggéré que certains des corps utilisés pourraient être ceux de détenus exécutés en Chine.

Au terme de son enquête, il en est venu à la conclusion suivante: « La triste réalité est que Premier Exhibitions (organisateur de l’exposition) profite de l’exposition de restes de personnes qui peuvent avoir été torturées et exécutées en Chine ».

Une entente avait finalement été conclue et Premier Exhibitions avait dû mentionner à l’intérieur de l’exposition qu’il ne pouvait pas garantir l’origine des corps. Ce n’est pas le cas présentement au Québec, mais Amnistie internationale a déjà fait savoir qu’elle était préoccupée par la question.

Allo Amnistie, réveille! Fait quelque chose! Ensemble Contre la Peine de Mort en France a déjà réussi, à Paris, à obliger l’ignoble exposition à fermer ses portes.

En entrevue à Radio-Canada, Catherine Morgenson, de Premier Exhibitions, soutient pour sa part que la compagnie a obtenu des attestations écrites de différents administrateurs chinois stipulant qu’il n’y a pas eu de torture ou de traumatisme qui ont précédé les décès. Premier Exhibitions a aussi effectué ses propres recherches, affirme-t-elle. « On n’a pas de garantie à 100 %, mais nous sommes à l’aise avec le contenu de l’exposition. »

Une relationniste qui dit « On n’a pas de garantie à 100% », c’est un méchant aveux. De renchérir en disant être « à l’aise », c’est complètement sans scrupules.

De son côté, l’organisateur de l’évènement dans la capitale et directeur du Festival d’été de Québec, Daniel Gélinas, se dit satisfait des garanties fournies. « On nous a certifié que tous les corps présentés ici sont des corps qui ont été donnés à la science ou qui n’ont pas été réclamés. »

C’est jouer à l’autruche, pour le fric. Quelqu’un ici peut me dire quel type de gouvernement contrôle la Chine? Oh oui, c’est vrai, une dictature!

SVP, boycottez et dénoncez « Bodies ».

Bravo Paris de l’avoir fait, maintenant la ville de Québec doit faire pareil.

Read Full Post »

Il n’y a plus de doute. Au Canada, le diffuseur national a fait son lit… avec la Chine communiste. Elle avait déjà fait son lit avec l’empire médiatique Gesca, faisant partie de l’empire financier Power Corporation, au lit avec le Parti communiste chinois à travers, entre autres, le méga-holding communiste CITIC.

Revenons à nos moutons : Radio-Canada. Une politique éditoriale claire : ne pas parler de la persécution du Falun Gong. Quand elle en parle, c’est pour répéter la propagande du régime communiste.

Je ne suis pas fou, et pas le seul à penser ainsi. David Matas, avocat spécialiste des droits de l’homme internationaux, a publié une lettre à ce sujet dans le National Post.

Voici un extrait pour votre agrément :

Pourquoi la CBC et Radio-Canada se comportent-elles de la sorte, comme un organe du Parti communiste chinois? Est-ce l’identification d’une bureaucratie avec une autre? Est-ce la nostalgie pour les valeurs socialistes jadis incarnées par le Parti communiste?

Pour lire au complet en anglais >>>

Read Full Post »

Une deuxième plainte a été déposée contre Radio-Canada pour sa diffusion d’un reportage à la sauce du régime communiste chinois. En lisant la plainte ici, vous allez vous demander si les journalistes de la télévision d’État ont étudié à l’université de Goebbels… D’accord, c’est un peu fort, mais avant de juger, lisez, car il s’agit sans aucun doute d’un documentaire propagandiste qui cherche à masquer les crimes du régime communiste chinois et à faire passer le blâme sur les victimes.

Il est temps pour les médias du monde de se réveiller et d’arrêter de manger dans la main de Pékin.

Read Full Post »

Écrit par Matthew Little, La Grande Époque
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5280/105/
L'animateur de l'émission Enquête, Alain Gravel, de la télévision d'État Radio-Canada,
L’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, de la télévision d’État Radio-Canada, reprend des arguments du régime communiste chinois en affirmant que le groupe spirituel Falun Gong «suscite beaucoup de méfiance» dans un reportage à sens unique. (Capture d’écran du site Internet de Radio-Canada)

Le radiodiffuseur public national du Canada (SRC-CBC) est suspecté d’avoir courbé l’échine devant le régime communiste chinois en produisant et diffusant un reportage à sens unique salissant le Falun Gong, un groupe spirituel persécuté en Chine.

La CBC a admis avoir subi des pressions venant du régime lorsqu’un reportage documentant la persécution du groupe devait être diffusé l’année dernière. Certains pratiquants de Falun Gong craignent que la chaîne d’État essaie de se racheter auprès de Pékin en s’attaquant au groupe que les autorités chinoises cherchent à éradiquer.

«On sait que la CBC a subi des pressions du régime chinois concernant la diffusion du documentaire Beyond the Red Wall. Considérant à quel point le reportage de Radio-Canada [à l’émission Enquête] était biaisé, je suis inquiète que cela ait été fait pour retomber dans les bonnes grâces du régime», commente Lucy Zhou, porte-parole de l’Association de Falun Dafa du Canada.

À trois reprises la semaine dernière, Radio-Canada a diffusé un documentaire intitulé Malaise dans le Chinatown, qui prétend être un reportage d’enquête sur le Falun Gong dans le Chinatown de Montréal.

Cette fois, les journalistes de Radio-Canada semblent avoir sélectionné des citations convenant à leur point de vue et d’avoir manipulé du contenu pour soutenir un angle anti-Falun Gong préétabli, estiment deux chercheurs indépendants – David Ownby et David Kilgour –  dont les propos sont diffusés dans le reportage.

La journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, ainsi que l’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, accusent le Falun Gong à dix reprises de causer des ennuis dans la communauté chinoise de Montréal. Ils décrivent le groupe comme un «mouvement religieux peu connu et omniprésent qui dérange», qui «suscite beaucoup de méfiance à l’extérieur de la Chine» et qui «bouscule une paix fragile» dans la communauté.

Le groupe de méditation Falun Gong est en fait présent à Montréal depuis 1996. Il n’y a eu aucun rapport de controverse ou de division dans la communauté jusqu’à ce que le régime en Chine commence à réprimer la pratique. Peu après, la propagande anti-Falun Gong a commencé à se retrouver dans la presse chinoise à l’étranger. À Montréal, c’est l’éditeur Crescent Chau qui a ouvert le bal en acceptant de publier une série d’articles diffamatoires qui ont été payés par un agent de Pékin présumé.

Cet agent présumé, Mme Bing He, s’est enfuie du Canada lorsque traînée en Cour pour diffamation et a depuis été traitée en héroïne par le régime chinois dans sa lutte pour éliminer le Falun Gong.

Le reportage de Radio-Canada n’exprime rien de positif sur le Falun Gong, malgré le fait d’avoir interviewé des experts familiers avec le Falun Gong et qui sympathisent avec ses efforts pour mettre fin à la persécution.

L’année dernière, la télévision anglaise de Radio-Canada avait retiré de la programmation, quelques heures avant sa diffusion, un documentaire au sujet de la persécution du Falun Gong intitulé Beyond the Red Wall. CBC a admis avoir reçu un appel de l’ambassade chinoise avant d’annuler la diffusion. Des membres de CBC à Pékin ont également révélé à La Grande Époque que leur réseau de journalistes en Chine avait subi des pressions en raison du documentaire.

Après un vent de protestations, CBC a diffusé Beyond the Red Wall, mais seulement après avoir apporté des changements au documentaire, incluant le retrait des preuves indiquant que les pratiquants de Falun Gong en Chine sont victimes de prélèvements d’organes forcés.

Puis, en janvier 2008, le site Internet de Radio-Canada a été bloqué par les censeurs en Chine. La SRC a rapporté que cela était probablement en raison de leur diffusion du documentaire.

C’est peu de temps après que la journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, a approché Lucy Zhou, sollicitant une entrevue pour un nouveau reportage sur le Falun Gong.

Cette fois, a-t-on dit à Mme Zhou, la SRC focaliserait sur les évènements à Montréal, où le journal de l’éditeur Crescent Chau s’est fait le champion de la cause anti-Falun Gong de Pékin. Dans son hebdomadaire, M. Chau a incité ses lecteurs à se joindre aux efforts pour éradiquer le Falun Gong à Montréal et a publié des éditions contenant des articles particulièrement semblables à ceux publiés dans les médias gouvernementaux en Chine.

Mme Zhou s’est fait dire par un réalisateur de Radio-Canada qu’on avait déjà couvert la persécution.

Le journal de Crescent Chau a allégué que les pratiquants de Falun Gong s’ouvrent l’estomac avec un couteau, qu’ils commettent des meurtres et se suicident, et qu’à Montréal, les pratiquants boivent du sang, ont des relations sexuelles avec des animaux et s’adonnent à d’autres actes dégoûtants et immoraux.

Rien de cela n’a été mentionné dans l’émission de Radio-Canada. Cette dernière n’a pas non plus indiqué que M. Chau a continué à publier ce genre de contenu malgré deux injonctions de la Cour.

Crescent Chau a plutôt été simplement décrit comme le propriétaire d’un des plus anciens journaux du Chinatown et comme quelqu’un qui habite au Canada depuis 30 ans. Radio-Canada a affirmé que M. Chau était «exaspéré» par les pratiquants de Falun Gong qui ont lancé des poursuites judiciaires contre lui.

Lorsque La Grande Époque a contacté la journaliste, Solveig Miller, pour obtenir ses commentaires sur son reportage, elle a déclaré être dans une réunion et que la SRC «se penchait là-dessus», puis elle a raccroché. Elle n’a pas répondu lorsque recontactée plus tard et n’a pas retourné les messages laissés sur son cellulaire et à son bureau.

David Ownby, professeur à l’Université de Montréal et spécialiste des religions populaires en Chine et ayant étudié le Falun Gong, est un des deux experts interviewés par la SRC qui affirment que leurs propos ont été utilisés sélectivement. Malgré que M. Ownby ait déclaré qu’il était sympathique à la cause du Falun Gong, il souligne que ce n’est pas ce qui est reflété dans les séquences utilisées par Radio-Canada dans son émission.

En fait, David Ownby a témoigné en tant qu’expert pour le compte des pratiquants du Falun Gong dans leur procès contre Crescent Chau à Montréal. Devant la cour, il a qualifié les articles de M. Chau de «saleté sans fondement versée sur la page».

Selon M. Ownby, les pratiquants de Falun Gong ont commis une erreur en refusant la demande d’entrevue de la SRC.

«Ceci leur permet de dépeindre le Falun Gong comme secret, difficile et paranoïaque. Ça joue en la faveur de quelqu’un qui veut vous faire mal paraître.»

David Ownby estime qu’en fournissant plus d’information aux journalistes, le groupe pourrait dissiper les impressions de mystère que certains lui prêtent.

Mais Lucy Zhou n’est pas d’accord. Il y a plusieurs mois, Mme Zhou affirme avoir passé plusieurs heures à discuter avec Solveig Miller, lui expliquant qu’il était impossible de faire un reportage sur Crescent Chau et le Falun Gong sans aborder la persécution.

Percevant que l’intention de la journaliste était d’attaquer le Falun Gong et étant donné que le procès contre M. Chau était encore devant la Cour, Mme Zhou a refusé d’être interviewée devant la caméra. C’était la première fois que l’Association de Falun Dafa du Canada déclinait une entrevue. L’émission de la SRC n’a pas indiqué pourquoi Mme Zhou avait décliné l’interview et l’a plutôt dépeinte comme ayant peur des médias.

L’émission s’est seulement penchée sur un seul des éléments de la persécution à laquelle fait face le Falun Gong, soit les allégations de prélèvements d’organes forcés, qu’elle s’est efforcée de réfuter en ne présentant qu’une seule version des faits.

Radio-Canada a interviewé l’ex-parlementaire canadien David Kilgour, ex-secrétaire d’État canadien pour l’Asie-Pacifique. Ce dernier a enquêté sur les allégations de vols d’organes sur les pratiquants de Falun Gong et a coécrit, avec l’avocat spécialiste des droits de l’homme David Matas, un rapport intitulé Prélèvements meurtriers .

Le rapport détaille une variété de preuves qui, lorsque considérées ensemble, portent les auteurs à conclure que les pratiquants de Falun Gong sont victimes de prélèvements d’organes forcés.

Radio-Canada n’a fait aucune mention des preuves du rapport Kilgour-Matas et n’a pas indiqué que les résultats de leur enquête avaient été pris en compte par le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Manfred Nowak, de même que par des médecins et des professeurs reconnus.

Radio-Canada n’a pas non plus parlé des réactions internationales qu’a provoqué le rapport : la British Transplantation Society s’est déclarée inquiète des dons d’organes forcés en Chine; le médecin Tom Treasure, écrivant au Journal of the Royal Society of Medicine, juge les allégations crédibles; le gouvernement australien a demandé au gouvernement chinois de permettre la tenue d’une enquête indépendante sur les prélèvements d’organes forcés en Chine et deux hôpitaux australiens spécialisés en transplantation ont cessé de former des chirurgiens chinois; le directeur du département de la Santé de Taiwan a recommandé aux médecins taiwanais de ne pas envoyer leurs patients en Chine pour les transplantations d’organes; trois compagnies d’assurance israélienne ont cessé d’envoyer des patients en Chine pour les transplantations, etc.

La SRC s’est plutôt concentrée à discréditer la question en affirmant à tort, entre autres, qu’un dépliant du Falun Gong suggère que des organisations comme Amnesty internationale et Human Rights Watch ont confirmé le rapport. En fait, ces organisations des droits de l’homme n’ont pas été en mesure de confirmer ou de nier les allégations et elles ne prétendent pas être des encyclopédies des violations des droits de la personne.

Malgré que la SRC s’est entretenue avec David Kilgour pendant environ 20 minutes, il affirme qu’ils n’ont pas dû apprécier ses propos, ayant diffusé seulement une dizaine de ses mots.

«Je dirais que […] l’émission a été fortement injuste envers les gens qui sont préoccupés par la question des vols d’organes sur le Falun Gong. David Matas et moi-même avons voyagé dans environ 45 pays pour parler de cette affaire et je crois que je peux dire que je n’ai jamais vu une représentation aussi injuste de notre position.»

«Lorsque j’étais journaliste, nous étions supposés d’essayer d’accorder un traitement égal aux deux partis et, concernant cette émission, il n’y a clairement eu aucune tentative d’accorder un traitement égal aux deux partis. Et moi, en tant que contribuable, quelqu’un qui doit payer pour ses émissions, j’espère que la SRC pourra devenir plus professionnelle dans son journalisme, au moins en termes de traitement de cette question.»

Lorsque CBC a retiré Beyond the Red Wall de la programmation, elle a coupé les critiques les plus pointues du Parti communiste chinois et des Jeux olympiques de Pékin. Parmi les changements les plus significatifs apportés au documentaire avant sa diffusion, il y avait le retrait des preuves concernant les prélèvements d’organes.

David Matas estime quant à lui que le reportage de Radio-Canada lui a paru «ignorant».

«La journaliste essayait de rapporter sur le Falun Gong, mais ne comprenait vraiment rien de la nature du Falun Gong. Je crois que cela démontrait de l’intolérance religieuse.»

M. Matas, familier avec la manière dont l’histoire s’est développée durant les derniers mois, affirme qu’il semble que la journaliste croit que le Falun Gong est une organisation hautement structurée qui possède de grandes ressources financières et qu’elle a essayé de valider cette opinion.

«Ce n’est pas une enquête balancée ou juste sur le Falun Gong. C’est une mise en accusation contre le Falun Gong concoctée par la journaliste et c’est la nature de cette accusation qu’elle tente ensuite de prouver.»

«Le reportage [essayait], j’imagine, de créer un conflit artificiel et symétrique au sein du Chinatown. C’était simplement ignorant. Il n’a pas compris et n’a pas rapporté adéquatement.»

Read Full Post »