Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘régime chinois’

Écrit par Matthew Little, La Grande Époque
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5280/105/
L'animateur de l'émission Enquête, Alain Gravel, de la télévision d'État Radio-Canada,
L’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, de la télévision d’État Radio-Canada, reprend des arguments du régime communiste chinois en affirmant que le groupe spirituel Falun Gong «suscite beaucoup de méfiance» dans un reportage à sens unique. (Capture d’écran du site Internet de Radio-Canada)

Le radiodiffuseur public national du Canada (SRC-CBC) est suspecté d’avoir courbé l’échine devant le régime communiste chinois en produisant et diffusant un reportage à sens unique salissant le Falun Gong, un groupe spirituel persécuté en Chine.

La CBC a admis avoir subi des pressions venant du régime lorsqu’un reportage documentant la persécution du groupe devait être diffusé l’année dernière. Certains pratiquants de Falun Gong craignent que la chaîne d’État essaie de se racheter auprès de Pékin en s’attaquant au groupe que les autorités chinoises cherchent à éradiquer.

«On sait que la CBC a subi des pressions du régime chinois concernant la diffusion du documentaire Beyond the Red Wall. Considérant à quel point le reportage de Radio-Canada [à l’émission Enquête] était biaisé, je suis inquiète que cela ait été fait pour retomber dans les bonnes grâces du régime», commente Lucy Zhou, porte-parole de l’Association de Falun Dafa du Canada.

À trois reprises la semaine dernière, Radio-Canada a diffusé un documentaire intitulé Malaise dans le Chinatown, qui prétend être un reportage d’enquête sur le Falun Gong dans le Chinatown de Montréal.

Cette fois, les journalistes de Radio-Canada semblent avoir sélectionné des citations convenant à leur point de vue et d’avoir manipulé du contenu pour soutenir un angle anti-Falun Gong préétabli, estiment deux chercheurs indépendants – David Ownby et David Kilgour –  dont les propos sont diffusés dans le reportage.

La journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, ainsi que l’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, accusent le Falun Gong à dix reprises de causer des ennuis dans la communauté chinoise de Montréal. Ils décrivent le groupe comme un «mouvement religieux peu connu et omniprésent qui dérange», qui «suscite beaucoup de méfiance à l’extérieur de la Chine» et qui «bouscule une paix fragile» dans la communauté.

Le groupe de méditation Falun Gong est en fait présent à Montréal depuis 1996. Il n’y a eu aucun rapport de controverse ou de division dans la communauté jusqu’à ce que le régime en Chine commence à réprimer la pratique. Peu après, la propagande anti-Falun Gong a commencé à se retrouver dans la presse chinoise à l’étranger. À Montréal, c’est l’éditeur Crescent Chau qui a ouvert le bal en acceptant de publier une série d’articles diffamatoires qui ont été payés par un agent de Pékin présumé.

Cet agent présumé, Mme Bing He, s’est enfuie du Canada lorsque traînée en Cour pour diffamation et a depuis été traitée en héroïne par le régime chinois dans sa lutte pour éliminer le Falun Gong.

Le reportage de Radio-Canada n’exprime rien de positif sur le Falun Gong, malgré le fait d’avoir interviewé des experts familiers avec le Falun Gong et qui sympathisent avec ses efforts pour mettre fin à la persécution.

L’année dernière, la télévision anglaise de Radio-Canada avait retiré de la programmation, quelques heures avant sa diffusion, un documentaire au sujet de la persécution du Falun Gong intitulé Beyond the Red Wall. CBC a admis avoir reçu un appel de l’ambassade chinoise avant d’annuler la diffusion. Des membres de CBC à Pékin ont également révélé à La Grande Époque que leur réseau de journalistes en Chine avait subi des pressions en raison du documentaire.

Après un vent de protestations, CBC a diffusé Beyond the Red Wall, mais seulement après avoir apporté des changements au documentaire, incluant le retrait des preuves indiquant que les pratiquants de Falun Gong en Chine sont victimes de prélèvements d’organes forcés.

Puis, en janvier 2008, le site Internet de Radio-Canada a été bloqué par les censeurs en Chine. La SRC a rapporté que cela était probablement en raison de leur diffusion du documentaire.

C’est peu de temps après que la journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, a approché Lucy Zhou, sollicitant une entrevue pour un nouveau reportage sur le Falun Gong.

Cette fois, a-t-on dit à Mme Zhou, la SRC focaliserait sur les évènements à Montréal, où le journal de l’éditeur Crescent Chau s’est fait le champion de la cause anti-Falun Gong de Pékin. Dans son hebdomadaire, M. Chau a incité ses lecteurs à se joindre aux efforts pour éradiquer le Falun Gong à Montréal et a publié des éditions contenant des articles particulièrement semblables à ceux publiés dans les médias gouvernementaux en Chine.

Mme Zhou s’est fait dire par un réalisateur de Radio-Canada qu’on avait déjà couvert la persécution.

Le journal de Crescent Chau a allégué que les pratiquants de Falun Gong s’ouvrent l’estomac avec un couteau, qu’ils commettent des meurtres et se suicident, et qu’à Montréal, les pratiquants boivent du sang, ont des relations sexuelles avec des animaux et s’adonnent à d’autres actes dégoûtants et immoraux.

Rien de cela n’a été mentionné dans l’émission de Radio-Canada. Cette dernière n’a pas non plus indiqué que M. Chau a continué à publier ce genre de contenu malgré deux injonctions de la Cour.

Crescent Chau a plutôt été simplement décrit comme le propriétaire d’un des plus anciens journaux du Chinatown et comme quelqu’un qui habite au Canada depuis 30 ans. Radio-Canada a affirmé que M. Chau était «exaspéré» par les pratiquants de Falun Gong qui ont lancé des poursuites judiciaires contre lui.

Lorsque La Grande Époque a contacté la journaliste, Solveig Miller, pour obtenir ses commentaires sur son reportage, elle a déclaré être dans une réunion et que la SRC «se penchait là-dessus», puis elle a raccroché. Elle n’a pas répondu lorsque recontactée plus tard et n’a pas retourné les messages laissés sur son cellulaire et à son bureau.

David Ownby, professeur à l’Université de Montréal et spécialiste des religions populaires en Chine et ayant étudié le Falun Gong, est un des deux experts interviewés par la SRC qui affirment que leurs propos ont été utilisés sélectivement. Malgré que M. Ownby ait déclaré qu’il était sympathique à la cause du Falun Gong, il souligne que ce n’est pas ce qui est reflété dans les séquences utilisées par Radio-Canada dans son émission.

En fait, David Ownby a témoigné en tant qu’expert pour le compte des pratiquants du Falun Gong dans leur procès contre Crescent Chau à Montréal. Devant la cour, il a qualifié les articles de M. Chau de «saleté sans fondement versée sur la page».

Selon M. Ownby, les pratiquants de Falun Gong ont commis une erreur en refusant la demande d’entrevue de la SRC.

«Ceci leur permet de dépeindre le Falun Gong comme secret, difficile et paranoïaque. Ça joue en la faveur de quelqu’un qui veut vous faire mal paraître.»

David Ownby estime qu’en fournissant plus d’information aux journalistes, le groupe pourrait dissiper les impressions de mystère que certains lui prêtent.

Mais Lucy Zhou n’est pas d’accord. Il y a plusieurs mois, Mme Zhou affirme avoir passé plusieurs heures à discuter avec Solveig Miller, lui expliquant qu’il était impossible de faire un reportage sur Crescent Chau et le Falun Gong sans aborder la persécution.

Percevant que l’intention de la journaliste était d’attaquer le Falun Gong et étant donné que le procès contre M. Chau était encore devant la Cour, Mme Zhou a refusé d’être interviewée devant la caméra. C’était la première fois que l’Association de Falun Dafa du Canada déclinait une entrevue. L’émission de la SRC n’a pas indiqué pourquoi Mme Zhou avait décliné l’interview et l’a plutôt dépeinte comme ayant peur des médias.

L’émission s’est seulement penchée sur un seul des éléments de la persécution à laquelle fait face le Falun Gong, soit les allégations de prélèvements d’organes forcés, qu’elle s’est efforcée de réfuter en ne présentant qu’une seule version des faits.

Radio-Canada a interviewé l’ex-parlementaire canadien David Kilgour, ex-secrétaire d’État canadien pour l’Asie-Pacifique. Ce dernier a enquêté sur les allégations de vols d’organes sur les pratiquants de Falun Gong et a coécrit, avec l’avocat spécialiste des droits de l’homme David Matas, un rapport intitulé Prélèvements meurtriers .

Le rapport détaille une variété de preuves qui, lorsque considérées ensemble, portent les auteurs à conclure que les pratiquants de Falun Gong sont victimes de prélèvements d’organes forcés.

Radio-Canada n’a fait aucune mention des preuves du rapport Kilgour-Matas et n’a pas indiqué que les résultats de leur enquête avaient été pris en compte par le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Manfred Nowak, de même que par des médecins et des professeurs reconnus.

Radio-Canada n’a pas non plus parlé des réactions internationales qu’a provoqué le rapport : la British Transplantation Society s’est déclarée inquiète des dons d’organes forcés en Chine; le médecin Tom Treasure, écrivant au Journal of the Royal Society of Medicine, juge les allégations crédibles; le gouvernement australien a demandé au gouvernement chinois de permettre la tenue d’une enquête indépendante sur les prélèvements d’organes forcés en Chine et deux hôpitaux australiens spécialisés en transplantation ont cessé de former des chirurgiens chinois; le directeur du département de la Santé de Taiwan a recommandé aux médecins taiwanais de ne pas envoyer leurs patients en Chine pour les transplantations d’organes; trois compagnies d’assurance israélienne ont cessé d’envoyer des patients en Chine pour les transplantations, etc.

La SRC s’est plutôt concentrée à discréditer la question en affirmant à tort, entre autres, qu’un dépliant du Falun Gong suggère que des organisations comme Amnesty internationale et Human Rights Watch ont confirmé le rapport. En fait, ces organisations des droits de l’homme n’ont pas été en mesure de confirmer ou de nier les allégations et elles ne prétendent pas être des encyclopédies des violations des droits de la personne.

Malgré que la SRC s’est entretenue avec David Kilgour pendant environ 20 minutes, il affirme qu’ils n’ont pas dû apprécier ses propos, ayant diffusé seulement une dizaine de ses mots.

«Je dirais que […] l’émission a été fortement injuste envers les gens qui sont préoccupés par la question des vols d’organes sur le Falun Gong. David Matas et moi-même avons voyagé dans environ 45 pays pour parler de cette affaire et je crois que je peux dire que je n’ai jamais vu une représentation aussi injuste de notre position.»

«Lorsque j’étais journaliste, nous étions supposés d’essayer d’accorder un traitement égal aux deux partis et, concernant cette émission, il n’y a clairement eu aucune tentative d’accorder un traitement égal aux deux partis. Et moi, en tant que contribuable, quelqu’un qui doit payer pour ses émissions, j’espère que la SRC pourra devenir plus professionnelle dans son journalisme, au moins en termes de traitement de cette question.»

Lorsque CBC a retiré Beyond the Red Wall de la programmation, elle a coupé les critiques les plus pointues du Parti communiste chinois et des Jeux olympiques de Pékin. Parmi les changements les plus significatifs apportés au documentaire avant sa diffusion, il y avait le retrait des preuves concernant les prélèvements d’organes.

David Matas estime quant à lui que le reportage de Radio-Canada lui a paru «ignorant».

«La journaliste essayait de rapporter sur le Falun Gong, mais ne comprenait vraiment rien de la nature du Falun Gong. Je crois que cela démontrait de l’intolérance religieuse.»

M. Matas, familier avec la manière dont l’histoire s’est développée durant les derniers mois, affirme qu’il semble que la journaliste croit que le Falun Gong est une organisation hautement structurée qui possède de grandes ressources financières et qu’elle a essayé de valider cette opinion.

«Ce n’est pas une enquête balancée ou juste sur le Falun Gong. C’est une mise en accusation contre le Falun Gong concoctée par la journaliste et c’est la nature de cette accusation qu’elle tente ensuite de prouver.»

«Le reportage [essayait], j’imagine, de créer un conflit artificiel et symétrique au sein du Chinatown. C’était simplement ignorant. Il n’a pas compris et n’a pas rapporté adéquatement.»

Publicités

Read Full Post »

Vous êtes sollicités, surfeur de blogs. Petit sondage éclair : QUEL EST LA MEILLEURE TROMPERIE DES JEUX?! Veuillez voter en affichant un commentaire.

1. Les faux feux d’artifices durant la cérémonie d’ouverture.

2. Le lip-sync durant la cérémonie d’ouverture.

3. Les faux enfants « ethniques » durant la cérémonie d’ouverture.

4. La fausse pièce de piano durant la cérémonie d’ouverture.

5. Les gymnastes chinoises qui ont remporté l’or mais n’ont pas l’âge légal pour participer aux JO.

6. Le fait qu’un régime totalitaire ne devrait pas accueillir les Jeux.

7. Ces JO ne sont qu’une oeuvre de propagande massive.

8. Toutes ces réponses.

9. Aucune de ces réponses.

10. Autre.

Read Full Post »

La Presse propagandiste

La Presse propagandiste.

Voici la page couverture du quotidien montréalais La Presse, un journal qui n’a rien à envier aux organes communistes du régime chinois en matière de propagande pro-Pékin. Journalistes, chroniqueurs et éditorialistes ont mis l’épaule à la roue dans cette édition pour concocter une oeuvre d’opération psychologique visant à faire balancer l’opinion publique en faveur du régime chinois.

Ils tiennent cette ligne depuis belle lurette. Propriété de Power Corporation, un holding ayant de solides liens avec le Parti communiste chinois, La Presse se dépasse pour faire oublier les problèmes de droits de l’homme en Chine. La Presse est très liée au Parti libéral du Canada, qui lui est aussi très lié à Power Corporation. Deux ex-premiers ministres canadiens, Jean Chrétien et Paul Martin, ont fait leurs armes chez Power Corp.

Dans cette édition de La Presse, Jean Chrétien admet visiter l’ex-dictateur chinois Jiang Zemin deux ou trois fois par année. Jiang Zemin fait face à plusieurs poursuites pour génocide et crimes contre l’humanité à travers le monde, pour son rôle d’instigateur du génocide contre le Falun Gong.

Amusez-vous à trouver les messages-clés sur cette page couverture. Petit indice, il y en a au moins cinq.

Read Full Post »

Amnistie internationale et Human Rights Watch ont toutes deux publié des guides pour les touristes, journalistes et athlètes qui iront à Pékin.

Une autre organisation de défense des droits de l’homme, la Coalition pour l’investigation de la persécution du Falun Gong (CIPFG) vient de publier un guide sur les camps de travaux forcés à proximité des installations olympiques.

Sont fournis dans le guide les indications pour se rendre à ces camps, la photo des devantures, les genres de produits qui y sont confectionnés et des cas de personnes y ayant été torturées.

Espérons que quelques-uns des 30 000 journalistes seront perspicaces et enquêteront sur la question. Vous voyez le portrait? Des goulags côtoient les Jeux olympiques…

Voici plus d’infos en anglais. Faites circuler.

http://www.humanrightstorch.org/news/guide-to-olympic-village-labor-camps/

Olympic Reporters’ Guide to Labor Camps Published

Booklet provides driving directions to notorious labor camps, urges
coverage of media taboo

NEW YORK, July 31 /PRNewswire/ – To help foreign reporters overcome the
Chinese government’s media censorship and shed light on closely shielded
rights violations, the Coalition to Investigate the Persecution of Falun Gong
(CIPFG) released today a detailed guide to detention facilities located within
miles of Olympic venues and known for their severe abuse of Falun Gong
prisoners of conscience.
The guide, entitled « Torture Outside the Olympic Village: A Guide to China’s
Labor Camps, » is available online here or
PDF at:
here
« Many of us have heard stories about China’s gulags, but when you discover how
close some of these hellholes are to Olympic venues, it’s sickening, » says
Clive Ansley, China Monitor for Lawyers’ Rights Watch Canada and North
American President of CIPFG.
The guide details seven detention facilities, in or near Beijing, Qingdao,
Shanghai, Tianjin, Qinhuangdao, and Shenyang, and includes:

– Map: A map showing the location of the facility, the location of the
closest Olympic venue, and English-language directions to the camp
from the nearest airport and train station.
– Description of facility: A photo, general description of the facility,
details of its prisoner population, overall conditions, and the name,
address and phone number (if available).
– Products and show tours: Products known to have been manufactured at
the site and details of prior show tours to the facility, when
relevant.
– Individual cases: Brief individual case summaries of current and
former prisoners of conscience, the abuse they have suffered in
custody, and whether they are available for interview.

« We hope this guide will draw international attention to the innocent
individuals held at these locations, » says Ansley. « It should particularly aid
journalists in investigating the plight of adherents of the Falun Gong, who
make up a huge percentage of labor camp detainees and have suffered a brutal
campaign of persecution for nine years. »

Note on censorship: Contrary to promises of « complete freedom » for foreign
media, the Chinese authorities have blocked access to Falun Gong-related
websites from the Olympic Media Center in a deal struck with the International
Olympic Committee. To circumvent such censorship, CIPFG suggests the following
measures:
– Request that colleagues outside China e-mail or fax a copy of the
guide to you inside China.
– Use circumvention tools available at www.internetfreedom.org/
to access the guide despite the censorship.
– Once you have obtained a copy, please re-post it on other websites,
blogs, etc. By creating multiple copies on the web, the Chinese
government’s blocking of the original becomes obsolete.

Read Full Post »

Inutile de dire que je ne regarderai pas une seconde de ces Jeux olympiques. Alors que quelques athlètes narcissiques tenteront de se dépasser pour un petit bout de métal et quelques semaines de gloire, à quelques pas de là, des Chinois seront en train de se faire torturer dans les camps de travail de Pékin :  Tuanhe, Xinan et Daxing.

Ils sont plusieurs centaines de milliers à croupir dans le système de rééducation par le travail, laogai, de vrais goulags. La moitié des prisonniers de ce système seraient des pratiquants de la méditation Falun Gong, eux qui selon le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, compteraient pour 66 % des cas allégués de torture en Chine.

Reste-t-il encore des gens qui se bercent d’illusions sur la nature du régime communiste chinois? Qui croient que ces Jeux ne sont pas politiques?

Peut-être y aura-t-il au moins la terrible pollution qui recouvre Pékin qui pourra les étouffer et les secouer de leur torpeur.

Quant aux différents médias qui se sont complètement vendus à la cause du régime de Pékin, faisant une promotion honteuse des Jeux, j’espère qu’ils perdront toute crédibilité aux yeux des populations qui en auront marre de se faire laver le cerveau.

PS. Je suis très occupé dernièrement et n’ai pas le temps de bien fournir le blogue. Mes excuses. Si vous avez de bons articles ou commentaires, n’hésitez pas à me faire parvenir, je vais publier. Bonne fin d’été et bon boycott.

Read Full Post »

La BBC aurait trouvé des preuves que le régime chinois viole l’embargo sur les armes au Darfour. En enquêtant sur le terrain, elle aurait vu des camions de fabrication chinoise qui ont été fabriqués en 2005. Ils ont donc été exportés au Soudan après le début de l’embargo. Comme le rapporte la BBC, ces camions sont montés de mitrailleuses antiaériennes qui sont en fait utilisées pour massacrer et brûler des villages. En plus de ces camions, le régime chinois entraînerait des pilotes de l’armée soudanaise, soit une autre violation de l’embargo.

BBC News a sorti l’histoire, voyons le bruit que ça fera d’ici les JO. Voyons si l’ONU réagira comme elle se doit. Mais si on doit se fier à sa posture sur le Zimbabwe, je crains qu’il n’y ait pas d’espoir pour le Darfour. En effet, je vous rappelle que la résolution sur le Zimbabwe au Conseil de sécurité, visant à imposer un embargo sur la vente d’armes et des restrictions aux dirigeants, a été battue par le veto russe et chinois.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7503428.stm

Read Full Post »

Dans un document inédit, un responsable d’Eutelsat en Chine confirme qu’il s’agit d’une décision politique

(Reporters sans frontières)

Le PDG d'Eutelsat courbe l'échine pour plaire au régime chinois.

Reporters sans frontières appelle Giuliano Berretta, le PDG d’Eutelsat, à revenir au plus vite sur la décision de son entreprise de suspendre la diffusion de la chaîne sinophone NTDTV de son satellite W5 en direction de l’Asie. L’entreprise européenne a prétexté un problème technique, mais le contenu d’une conversation avec un responsable d’Eutelsat montre qu’il s’agit d’une décision préméditée et politique, qui viole l’article 3 de la Convention d’Eutelsat et représente une atteinte injustifiée à la libre circulation de l’information.

« Les révélations sur la nature réelle de la suppression de la chaîne NTDTV en disent long sur les pratiques commerciales d’Eutelsat en Chine. La crédibilité de l’entreprise est en jeu et nous demandons à ses actionnaires d’intervenir au plus vite pour que la chaîne en chinois NTDTV retrouve sa place sur ce satellite. Si ce n’est pas le cas, aucune chaîne de télévision cliente d’Eutelsat ne pourra avoir la garantie d’être protégée d’une coupure arbitraire en raison de son contenu », a affirmé Reporters sans frontières.

« A quelques semaines des Jeux olympiques, la suspension de NTDTV, une chaîne qui dérange le gouvernement de Pékin car elle peut être reçue librement par des dizaines de millions de foyers chinois, apparaît comme une faveur d’Eutelsat pour obtenir de nouveaux marchés. Déjà en 2005, l’entreprise avait tenté de suspendre NTDTV, mais suite à une campagne internationale, Eutelsat avait été contrainte de signer un nouveau contrat à long terme », a ajouté l’organisation.

« C’est le PDG de notre société en France qui a pris la décision de faire cesser la diffusion de NTDTV. (…) Nous pouvons choisir de débrancher ce transpondeur [un transmetteur de signaux des programmes]. Et nous pouvions choisir de ne pas le débrancher, bien entendu. (…) C’est parce que nous avons reçu des plaintes et des rappels du gouvernement chinois. (…) Il y a deux ans, l’Administration de la radio, du film et de la télévision n’avait qu’un mot à la bouche : arrêter cette chaîne avant que nous commencions à parler », autant de propos tenus par un responsable d’Eutelsat à Pékin dans une conversation enregistrée avec un interlocuteur que l’employé croit être un responsable chinois du Département de la propagande. (voir la conversation téléphonique dans le document ci-dessous)

Reporters sans frontières publie sur son site Internet http://www.rsf.org une transcription de cette conversation du 23 juin 2008 et tient à la disposition de la presse l’enregistrement audio.

Le 16 juin 2008, la diffusion vers l’Asie de la chaîne NTDTV, liée au mouvement spirituel Falungong, a été interrompue par Eutelsat. Depuis quatre ans, la chaîne diffusait des programmes en chinois qui tranchent singulièrement avec les chaînes officielles chinoises. Les problèmes des droits de l’homme y sont largement évoqués, notamment la répression au Tibet et à l’encontre des groupes religieux comme le Falungong et les Eglises chrétiennes interdites.

Dans un communiqué du 17 juin, Eutelsat annonce que le satellite W5 a subi de graves problèmes techniques qui l’ont obligée à suspendre la diffusion de plusieurs chaînes, en réduisant le nombre de transpondeurs.

Eutelsat et Thales, le fabricant du satellite, ont de plus en plus d’intérêts commerciaux en Chine. Thales a produit le satellite Zhongxing-9 qui a été mis en orbite en juin dernier, notamment pour assurer une bonne couverture des Jeux olympiques. De son côté, Eutelsat a signé un contrat avec les autorités chinoises pour que la fusée Longue Marche soit utilisée dans des lancements de satellites de l’entreprise. Comme l’écrivait le Wall Street Journal en avril 2008 : « Eutelsat essaie depuis des années de trouver un chemin pour pénétrer le marché chinois, et la signature de contrats est vue comme un moyen de réussir cet objectif. »

Eutelsat est pourtant tenue de respecter les principes d’égalité dans l’accès, le pluralisme et la non-discrimination précisés dans l’article 3 de la Convention qui régit cette entreprise de droit français.

Depuis son lancement en février 2002, la chaîne de télévision New Tang Dynasty TV est la cible des autorités de Pékin qui ont fait pression sur plusieurs opérateurs satellites et gouvernements pour que sa diffusion cesse.

Read Full Post »

Older Posts »