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Posts Tagged ‘Torture’

Inutile de dire que je ne regarderai pas une seconde de ces Jeux olympiques. Alors que quelques athlètes narcissiques tenteront de se dépasser pour un petit bout de métal et quelques semaines de gloire, à quelques pas de là, des Chinois seront en train de se faire torturer dans les camps de travail de Pékin :  Tuanhe, Xinan et Daxing.

Ils sont plusieurs centaines de milliers à croupir dans le système de rééducation par le travail, laogai, de vrais goulags. La moitié des prisonniers de ce système seraient des pratiquants de la méditation Falun Gong, eux qui selon le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, compteraient pour 66 % des cas allégués de torture en Chine.

Reste-t-il encore des gens qui se bercent d’illusions sur la nature du régime communiste chinois? Qui croient que ces Jeux ne sont pas politiques?

Peut-être y aura-t-il au moins la terrible pollution qui recouvre Pékin qui pourra les étouffer et les secouer de leur torpeur.

Quant aux différents médias qui se sont complètement vendus à la cause du régime de Pékin, faisant une promotion honteuse des Jeux, j’espère qu’ils perdront toute crédibilité aux yeux des populations qui en auront marre de se faire laver le cerveau.

PS. Je suis très occupé dernièrement et n’ai pas le temps de bien fournir le blogue. Mes excuses. Si vous avez de bons articles ou commentaires, n’hésitez pas à me faire parvenir, je vais publier. Bonne fin d’été et bon boycott.

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Xiaojuan & Co-Residents in the Valley

Yuzhou, percussionniste, est mort de torture 11 jours après son arrestation, étant survenue suite à une prestation de son groupe « Xiaojuan & Co-Residents in the Valley ». Le motif : il pratiquait la discipline spirituelle Falun Gong. Les adeptes de cette méthode sont arrêtés et tués en grand nombre avant les Jeux de Pékin, tout comme les Tibétains.

Le groupe de musique venait tout juste de réaliser leur premier vidéoclip, plein de candeur, « Wo de jia », « Ma maison ». RIP.

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Reconstitution (non-officielle) des faits de la crise tibétaine : 

Le 10 mars, les moines tibétains sortent des monastères pour souligner le 49e anniversaire du soulèvement raté de 1959. Il y a répression, certains sont malmenés, on ne connaît pas trop les détails. Dans les jours qui suivent, il y a effet d’entraînement. Le 14 mars à Lhassa, alors que les autorités devraient avoir une forte présence en raison des manifestations pour l’indépandance et le retour du Dalai-lama, elles sont peu visibles tandis que des actes de destruction ont lieu. On laisse faire les émeutiers, qu’ils soient « vrais », agents provocateurs ou mélange des deux. Les autorités prennent photos et vidéos, préparant la riposte avec leur arme de choix : la propagande.

Après quelques heures de chaos, la ville est vite bouclée par l’armée, l’imposition de la loi martiale est officieuse. Tous les journalistes sont expulsés. Les informations qui nous proviendront par la suite seront essentiellement des témoignages.

Le silence est finalement rompu par les autorités : il y a en effet des morts, mais ce ne sont pas des moines et vraisemblablement pas des Tibétains. Ce sont seulement des victimes des émeutiers, ayant péri dans les flammes des incendies ou par lynchage. Ce sont ces nouvelles uniquement qui seront diffusées en Chine continentale par les appareils médiatiques tous fermement censurés ou autocensurés. Puis commencent les attaques verbales contre le Dalaï-lama, l’accusant d’avoir fomenté la violence et d’être un terroriste. Ou encore pire, d’être le « diable ». « Il veut saboter les Jeux olympiques [JO] », dénoncent le Parti communiste. Le Dalaï-lama réplique calmement : « Je suis pour les JO en Chine. » Et le vieux moine a toujours défendu la non-violence.

Les positions du chef spirituel tibétain font maintenant encore moins l’unanimité au sein du mouvement tibétain :  des franges plus radicales jugent ses prises de position beaucoup trop molles. Mais cette division, causée par la violence, joue complètement le jeu du régime chinois. Plus il stimule la violence – dont il sait qu’il pourra toujours contrôler et utiliser pour contre-attaquer – plus les Tibétains se divisent et plus la population chinoise majoritaire de l’ethnie han cultivera une haine envers les Tibétains.

Il faut comprendre que la population chinoise est fortement embrigadée. Le contrôle idéologique – par le billet de l’éducation, des médias, de l’art, de la force et de la peur – fait que fondamentalement, une majorité de Chinois n’est plus en mesure de distinguer le pays du régime. Ainsi, toute critique du régime est vécue comme une attaque personnelle. Toute revendication d’indépendance des minorités est un affront à la « mère patrie ».

Le Parti communiste chinois est passé maître dans l’art de mettre en opposition différents groupes. À travers les multiples campagnes politiques qui ont entaché son histoire, il a même réussi à faire qu’au sein d’une même famille un fils dénonce un père, un père torture un fils, au nom du communisme et de la révolution. Telle était une des tristes histoires de la Révolution culturelle. Le meurtre a toujours été encouragé lorsqu’il fallait éradiquer une classe « ennemie ». La torture devient la norme lorsqu’il faut « rééduquer » les pratiquants de la discipline spirituelle Falun Gong, les Tibétains, les Ouighours musulmans ou les chrétiens des églises clandestines.

C’est dans un tel contexte qu’il faut comprendre la crise actuelle. Beaucoup d’analystes ont affirmé qu’il était étrange que le régime chinois réagisse ainsi alors que les Jeux approchent. La vérité est qu’il n’a d’autre option. Il s’agit d’un régime érigé et maintenu par la force brute et la tromperie. Et son orgueil est tel qu’il se soucie peu du regard des étrangers, envers qui les vieilles rancunes ne sont pas entièrement consumées. Il sait qu’au bout du compte, peu importe combien il tue, le Comité international olympique le soutiendra, puis les gouvernements du monde continueront d’être soumis à son poids économique. Encore pire, certains gouvernements sont prisonniers de sa logique politique.

Ce qu’il nous reste? Les mots qui font réfléchir et poussent dans l’action. Boycott des produits chinois (un défi de taille) et boycott des produits des commanditaires des Jeux (bonne chance encore, en voici la liste : Coca-Cola, General Electric, Johnson & Johnson, Kodak, Lenovo, Volkswagen, Manulife, McDonald’s, Adidas, Omega, Panasonic, Samsung, Visa, UPS, Budweiser, Bureau en gros) .

Ce n’est pas lseulement le Tibet qui rend ces Jeux abérrants. Ce sont près de 60 années de règne dictatorial ayant coûté la vie à environ 80 millions de Chinois.

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Le quotidien National Post au Canada suggère ceci dans un éditorial :

Si dans un mois ou deux, la Chine n’a pas amélioré son dossier des droits de l’homme, le Canada devrait annuler sa participation aux Jeux, ou même suggérer au CIO de disperser les épreuves sportives à travers le monde, dans des lieux où sont présentes les installations sportives adéquates. http://www.nationalpost.com/news/world/story.html?id=382251
Alors voilà une suggestion intéressante. Oui, d’accord, c’est un peu farfelu lorsqu’on réfléchit à quel point le CIO est lié au régime chinois. Mais voilà : on ne pénalise pas les athlètes et en même temps on crée un précédent restaurant la dignité du mouvement olympique.

Personnellement, je ne verserai pas de larme pour les athlètes advenant un boycott. Je tiens plus en estime quelqu’un qui résiste à l’oppression que quelqu’un qui court très rapidement ou saute très haut. Défendre la conscience demande beaucoup plus de courage que défendre une cage de foot.  Et puis quel athlète sera assez endormi pour célébrer sa médaille alors que des images de torture sont omniprésentes?

Finalement, si les Jeux ont bien lieu à Pékin, qui sait, peut-être y aura-t-il une de ces tempêtes de sable qui afflige régulièrement la région… D’accord, c’est peu réaliste, mais… C’est arrivé encore aujourd’hui.

Tempête de sable le 19 mars à Pékin.

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http://www.independent.co.uk/news/world/asia/dalai-lama-attacks-cultural-genocide-796795.html

2008, l’année de la Chine qu’ils disaient… Mais c’est le Tibet qui est aujourd’hui le centre du monde. La quantité d’articles publiés sur les récents troubles, malgré tous les efforts de censure du gouvernement chinois, est ahurissante.

Que feront les gouvernements du monde devant une démonstration trop claire de la nature perverse du régime communiste chinois? Même le Dalaï-lama vient d’affirmer que la Chine « mérite » les Jeux olympiques, ce qui est drôlement inquiétant et triste pour ses sympathisants. Le vieux moine pèse ses mots, pour ne pas accentuer les tueries ayant cours dans son pays d’origine, mais sa position tellement passive n’encourage pas à remettre la Chine à l’ordre.

Qui le fera? Pas les Américains, eux qui viennent de retirer la Chine de leur liste des pires violateurs des droits de l’homme. Quelle farce… Mais après tout, Bush défend fermement l’utilisation de la torture. Son successeur, que fera-t-il dans de telles situations comme le Tibet ou la Birmanie? Obama n’a qu’appelé à la retenue… La retenue, la retenue… la Chine est contrôlée par un régime génocidaire, réveillez-vous!

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